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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1598 bot. bambu (Lodewijcksz, Premier livre de l'histoire de la navigation aux Indes orientales par les Hollandois, f° 19 v° [texte français écrit par un Hollandais] dans Arv., p. 77 : Nous y [à Sumatra] avons aussi veu croistre en ceste maniere le Poyvre rond, montant et s'enveloppant a des roseaux hauts et gros, dits en Portuguez Bambu [en it. dans le texte], et en langue Malaique Mambu [id.]); 1610 (V. Linschoten, Histoire de la navigation, p. 79, ibid. [trad. fr. d'un texte lat. résumé à partir d'un texte holl.] : ils [les Portugais, à Goa] le font inhumainement batre dos et ventre par leurs serviteurs à grands coups de Bambus [en it. dans le texte] qui, est un roseau fort espais);
2. 1604 bambou « morceau de bambou servant de mesure de capacité » (Martin de Vitré, Description du premier voyage fait aux Indes orientales par les François en 1603, p. 55 dans König, p. 23 : ilz ont des bambous qui tiennent le pois de deux livres). 1 est empr., par le canal du néerl., au port. bambu, aussi mambu, attesté dep. le xvie s. (Fr. de Andrade, Cronica de D. João III, IV, fl. 94 d'apr. Mach.), lui-même empr. au marathe et gouzrati (Cor. t. 1) ou au konkani (Mach. et Dalg. t. 1), lang. de la côte ouest de l'Inde, plutôt qu'au canara (Fried. s.v. bambus ; König, pp. 24-25) qui n'est pas une lang. de navigateurs (v. Les langues du monde, Paris 1952, p. 489) ou au malais (Dauzat68, Bl.-W.5 , EWFS2, FEW t. 20, p. 91) qui ne possède pas la forme mambu et où bambu est prob. un empr. récent au port. (v. Fried.).