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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
[L'éd. Am. Salmon de Ph. de Beaumanoir, Coutumes Beauvaisis indique bufe sans var. (§ 916) au passage cité d'après l'éd. Beugnot ds Gdf. et T.-L., s.v. bafe]; 1435, 28 janv. Reg. aux sentences, Arch. Douai ds Gdf. : lui donna une baffe ; repris en 1750 arg. baffe (Vadé, Lettres de La Grenouillère, p. 35 : Elle m'a encore apliqué une baffe d'sus l'visage), attesté aussi sous la forme baffre (A. Delvau, Dict. de la lang. verte, 1867). Formé de l'onomat. baf, exprimant la notion de « gonflé, boursouflé », d'où la notion de « coup »; cf. m. fr. bauffree « soufflet » 1466 ds Gdf. À rapprocher de l'a. fr. buffe « coup de poing, tape » (xiiie s. ds T.-L.) et du lat. médiév. buffa « id. » 1273 (Charta Philippi Reg. pro Ecclesia S. Mederici Parisiens. ds Du Cange, t. 1, p. 769c), issus de l'onomat. buff- exprimant le souffle, le gonflement.