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Voir également: badaud, badaude, adjectif 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.— 1532 adj. « sot, niais » (Rabelais, Pantagruel, chap. 18, éd. Marty-Laveaux, t. 1, p. 310 : Ainsi tout le monde assemblé, Thaumaste les attendoit. Et lors que Pantagruel et Panurge arriverent à la salle, tous ces grimaulx, artiens, et Intrans commencerent frapper des mains comme est leur badaude coustume), uniquement chez Rabelais; repris au xviiie s. : av. 1778 « qui regarde en manifestant une curiosité un peu niaise » (Voltaire, Vanité ds Littré : Et la vieille badaude, au fond de son quartier, Dans ses voisins badauds, voit l'univers entier).
B.— 1552 subst. « celui que la curiosité arrête devant des spectacles futiles » (Jodelle, Eug., II, 2 ds Gdf. Compl. : Mais ores les meilleurs esprits Aiment mieux soldats devenir Qu'au rang des badauts se tenir). Empr. à l'a.prov. badau subst. « niaiserie » (1130-50 Marcabrus, Lo vers comens ds Rayn.), adj. « niais » (xiiie s. T. de Bertrand et De Gausbert, Gausbert, ibid.), lui-même dér. du prov. badar « bâiller » (xiie s. Peire Vidal, ibid.) d'où « rester bouche bée », issu du lat. batare (badin1 *). Le suff. prov. -au (< lat. -alem) a été assimilé en lang. d'oïl au suff. -aud, fém. -aude.