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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
a) 1582 babole « chose sans importance » (F. Bretin, trad. de Lucien, Jupiter tragique, 38 ds Hug. : Parquoy jouxte le Comique ce sont baboles, que tu dis);
b) xvie s. babiole (Carloix, VIII, 26 ds Littré : Elle pendit ceste medaille à son col avec les aultres babioles que femmes et filles y portent communement). Empr. à l'ital. babbola « bêtise, sottise, enfantillage », plur. babbole (Kohlm., p. 29, étymol. incertaine; Sar., p. 14; Wind, p. 171) « vieilli, inusité » d'apr. Batt. ; attesté seulement en 1681 (Veneroni, Dict. ital. fr., s.v. babbole : babioles, niaiseries, badineries); babbola est sans doute formé sur le rad. onomatopéique *bab- avec gémination expressive de la consonne finale, exprimant le mouvement des lèvres, qui se trouve dans l'ital. babbeo « niais, nigaud » et babbano « imbécile ». V. babiller qui explique peut-être la forme babiole ; ou changement de suff. p. anal. avec des mots comme bestiole, cabriole, etc.