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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1492 « ouvrage de béates, menus travaux que font des religieuses » (Tresorerie d'Anne de Bret., A.N. KK 83, f° 54 dans Gdf. Compl. : A Jacques Lorignieres, varlet de chambre et joueur de manucorde de lad. dame, 70 L. t. pour l'achapt de plusieurs beatilles); 2 ca 1500 p. méton. « agréments de la coiffure des dames » (Les pardons de S. Trotet dans Gay : Demoiselles pour paroistre gentilles Portent ennuyt de si justes coquilles, Qu'il semble advis qu'elles soient descoeffées Et par dessus ont belles beatilles Couvertes d'or et de pierres subtiles);
3. 1585 « petites choses » « friandises » (Cholières, 4e Ap. Disnee, p. 133 dans Hug. : [...] au Bureau de nostre Academie se rencontrerent deux personnes qui ... n'estoient point rassassiées, ou, si elles l'estoient, elles nous apprirent bien qu'elles ne se contentoient de menues beatilles); spéc. 1680 art culin. (Rich. : Béatilles. Toutes sortes de petites choses délicates qu'on met dans les pâtez, dans les tourtes, comme sont les crêtes de coq, des ris du veau etc.). Dér. de béat1 *; suff. -ille*.