A.— Étymol. — Auto- est empr. au gr., qui possède un premier terme de compos. αὐτο- reflétant les divers sens de αὐτός, « même, de soi-même, spontanément » et qui « a connu dans le grec posthomérique, et surtout dans le grec tardif, une énorme extension » (P. Chantraine, Dict. étymol. de la lang. gr., Paris, Klincksieck, t. 1, 1968, p. 144). Auto- apparaît en fr. au xvie s. dans les empr. au gr. : autochtone, autodidacte, autographe, automate, autopsie. Cette série s'enrichit au xviiie s. de nouv. empr. appartenant au domaine pol. (autocrate, autocratie ; autonome, autonomie), tandis que automate s'entoure des dér. automatique, automatiser.
B.— Vitalité et productivité. — Dans les deux premiers tiers du xixe s. les créations sont rares. Le premier terme créé est autoclave (1820). Guilb. Aviat. 1965, pp. 311-12, note qu'« on rencontre ensuite la création automoteur dans le vocabulaire des chemins de fer, comme adjectif, dans l'unité syntagmatique plans automoteurs présentée comme une transcription de l'anglais self acting planes — selon Wexler —. Cette création résultait sans doute de la substitution de l'élément auto à l'élément loco de locomoteur, existant depuis le xviie siècle, employé dans les chemins de fer dès 1825 ». Auto- ne devient réellement productif que dans le dernier tiers du xixe s., corrélativement au développement de diverses technol. (moteur à explosion, développement des systèmes automatiques, électricité, cybernétique, etc.) ou de sc. (biol., psychanal., etc.). J. Peytard ds Lang. fr., pp. 94-95, qui a étudié la productivité du préf. à partir des différentes éd. princ. du Pt Lar. note que, entre 1924 et 1964, les subst. se sont accrus considérablement (de 26 à 73), que les adj. ont crû très faiblement (de 16 à 18) et que les verbes et les adv. sont restés stables (respectivement 4 et 2) et que le rythme d'expansion du préf. s'accroît et s'accélère dans les dernières années de 1959 à 1964. Enfin Gilb. 1971 donne une cinquantaine de termes nouv. différents de ceux cités dans le présent article.
B.— Vitalité et productivité. — Dans les deux premiers tiers du xixe s. les créations sont rares. Le premier terme créé est autoclave (1820). Guilb. Aviat. 1965, pp. 311-12, note qu'« on rencontre ensuite la création automoteur dans le vocabulaire des chemins de fer, comme adjectif, dans l'unité syntagmatique plans automoteurs présentée comme une transcription de l'anglais self acting planes — selon Wexler —. Cette création résultait sans doute de la substitution de l'élément auto à l'élément loco de locomoteur, existant depuis le xviie siècle, employé dans les chemins de fer dès 1825 ». Auto- ne devient réellement productif que dans le dernier tiers du xixe s., corrélativement au développement de diverses technol. (moteur à explosion, développement des systèmes automatiques, électricité, cybernétique, etc.) ou de sc. (biol., psychanal., etc.). J. Peytard ds Lang. fr., pp. 94-95, qui a étudié la productivité du préf. à partir des différentes éd. princ. du Pt Lar. note que, entre 1924 et 1964, les subst. se sont accrus considérablement (de 26 à 73), que les adj. ont crû très faiblement (de 16 à 18) et que les verbes et les adv. sont restés stables (respectivement 4 et 2) et que le rythme d'expansion du préf. s'accroît et s'accélère dans les dernières années de 1959 à 1964. Enfin Gilb. 1971 donne une cinquantaine de termes nouv. différents de ceux cités dans le présent article.