A.— Après qq. hésitations (cf. supra I A et II rem.) il semble qu'une répartition par domaines soit faite dans l'usage contemp. entre les mots formés sur les préf. astro- et astéro-. Astro- continue à former des mots du vocab. de l'aéron. et de la biol. cellulaire, astéro- des mots de bot. et de zool.
B.— En raison des progrès réalisés dans la navigation interplanétaire, astro- est relativement productif (cf. astronaute, astronautique et astroport, subst. masc., synon. de aéroport [cf. Gilb. 1971]) mais est concurrencé par cosmo-. Astronef fonctionne à côté de cosmonef ; astronaute* tend à devenir moins fréq. que cosmonaute* pour désigner le conducteur d'un engin spatial. Cosmo- a été préféré à astro- pour former le mot désignant la base d'où sont lancés les vaisseaux cosmiques. On dit cosmodrome et non astrodrome, qui est apparu comme « terme virtuel sous la plume d'un grammairien mais n'a été rencontré dans aucun énoncé dans une situation d'astronautique » (Guilb. Astronaut. 1967, p. 282). En définitive, la série lex. de l'astron. formée sur astro- est « peu étendue, puisqu'elle est représentée, dans le vocabulaire effectivement diffusé, par astronautique, astronaute, astronef. Le mot astronautique, le plus ancien, est le mieux établi, puisqu'il est en pratique le seul terme pour désigner la science, et il a pu donner naissance à son tour au dérivé astronauticien. Astronaute, dans la concurrence avec cosmonaute, s'appuie non seulement sur son ancienneté dans la langue française mais aussi sur le terme astronaute, seul employé dans le vocabulaire anglo-américain » (Ibid., p. 300).
B.— En raison des progrès réalisés dans la navigation interplanétaire, astro- est relativement productif (cf. astronaute, astronautique et astroport, subst. masc., synon. de aéroport [cf. Gilb. 1971]) mais est concurrencé par cosmo-. Astronef fonctionne à côté de cosmonef ; astronaute* tend à devenir moins fréq. que cosmonaute* pour désigner le conducteur d'un engin spatial. Cosmo- a été préféré à astro- pour former le mot désignant la base d'où sont lancés les vaisseaux cosmiques. On dit cosmodrome et non astrodrome, qui est apparu comme « terme virtuel sous la plume d'un grammairien mais n'a été rencontré dans aucun énoncé dans une situation d'astronautique » (Guilb. Astronaut. 1967, p. 282). En définitive, la série lex. de l'astron. formée sur astro- est « peu étendue, puisqu'elle est représentée, dans le vocabulaire effectivement diffusé, par astronautique, astronaute, astronef. Le mot astronautique, le plus ancien, est le mieux établi, puisqu'il est en pratique le seul terme pour désigner la science, et il a pu donner naissance à son tour au dérivé astronauticien. Astronaute, dans la concurrence avec cosmonaute, s'appuie non seulement sur son ancienneté dans la langue française mais aussi sur le terme astronaute, seul employé dans le vocabulaire anglo-américain » (Ibid., p. 300).