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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 2e moitié du xe s. aporter « venir porter qqc. à qqn [l'objet est un inanimé concret] » (St Léger, str. 34 ds A. Henry, Chrestomathie de la littérature en ancien fr., p. 12 : Il li vol faire mult amet; Bewre li rova aporter);
2. ca 1100 [l'objet est un inanimé abstrait] « fournir [un élément de connaissance] » (Roland, 3496, ds Gdf. Compl. : Males nuveles li aportet et dit); xiiie s. « rapporter, produire » (Serm. du XIIIe s., ms. Cassin, f° 103d ds Gdf. : Moult fait a loer cis gardins que fruit aporte et especes). — xvie s. Palissy, ibid. ; 1595 « apporter de l'attention, de l'effort à qqc. » (Lett. miss. de Henri IV, t. IV, p. 402 ds Gdf. Compl. : Les affaires ne vont guere bien; j'y apporte ce que je puis, mais non ce que je veux); av. 1622 « fournir, alléguer [une preuve] » (François de Sales, Serm. dim. pass., ibid. : Et pour confirmation de mon dire, je vous apporterai un exemple qui...); 1675 vén. (Widerhold, Nouv. dict. fr.-all. et all.-fr. : Apporte. Terme dont on se sert envers les Barbets, quand on leur jette quelque chose pour l'aller quérir). Empr. au lat. apportare « porter qqc. à qqn » 1 [l'objet est un inanimé concret] (Plaute, Epid., 36 ds TLL s.v., 304, 22); 2 [l'objet est un inanimé abstrait] « id., en parlant de nouvelles » (Plaute, op. cit., 21, ibid., 304, 54); « id. [le sujet aussi est un inanimé abstrait] » (Térence, Ad., 856, ibid., 304, 79).