1. [1180-1200 s'aparer a « égaler qqn, se mettre au même niveau, d'où se comparer à » (Lambert Le Tort, A. de Bernay, Alexandre, éd. H. Michelant, 89, 16 ds T.-L. : Fors que seul Alixandres a lui ne s'apart nus)]; xiiie s. « égaler » (Gouvernement des rois, éd. S. P. Molenaer, 138, 19, ibid. : Por lor orguil il volent apparier et sormont [i]er les autres); d'où 1559 « comparer, assimiler à » (Amyot, Sert., 1 ds Littré : Il n'y en avoit point que nous luy puissions plus raisonnablement apparier que Eumenes);
2.
a) 1209 « (en parlant de pers.) s'unir (par le mariage) » (Reclus de Molliens, Miserere, CCVI, 8 ds Gdf. Compl. : Bien sera chains, se te maries, S'envers autrui ne te deschains K'a cheli a cui t'aparies), disparu de la lang. cour. dep. le xviiie s.; mil. xiiie s. apairier « unir un homme et une femme » (A. de La Halle, Jeu d'Adam, éd. A. Rambeau, 48 ds T.-L.); xive s. apparier (Percef., vol. IV, ch. 47 ds Gdf. Compl.);
b) 1492 « (en parlant d'oiseaux) s'accoupler » (Tardif, Fauconnerie, ch. 2 ds Dict. hist. Ac. fr. : Au temps que les oiseaux sont en amour et s'apparient pour faire génération); 1530 apairier « accoupler le mâle et la femelle » (Palsgr., p. 633); fin xvie s. aparier (Gasp. de Tav., Mém., p. 366 ds Gdf. Compl.);
c) xiiie -xive s. aperier « (en parlant de choses) mettre par paires, assortir » (Fabliaux, éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, t. III, 63 ds T.-L. : li chapelains les apere, Si les trueve quarrez et droiz); 1600 « id. (des animaux) » (Olivier de Serres, Théâtre d'Agriculture, ive lieu, ch. 9 ds Dict. hist. Ac. fr. : De mesme curieusement aviserez à bien apparier les deux jeunes bœufs, tant en grandeur qu'en courage). L'a.fr. apairier est, au sens 1, dér. de pair* « semblable, égal », au sens 2, de paire* « couple », mais, entre ces deux séries, de fréquentes interférences se sont produites; parallèlement, latinisation de apairier sous la forme du lat. médiév. se appariare « (en parlant d'époux) s'unir, faire alliance » (1162, Contrat de mariage ds Du Cange) qui transforme apairier en apparier.
2.
a) 1209 « (en parlant de pers.) s'unir (par le mariage) » (Reclus de Molliens, Miserere, CCVI, 8 ds Gdf. Compl. : Bien sera chains, se te maries, S'envers autrui ne te deschains K'a cheli a cui t'aparies), disparu de la lang. cour. dep. le xviiie s.; mil. xiiie s. apairier « unir un homme et une femme » (A. de La Halle, Jeu d'Adam, éd. A. Rambeau, 48 ds T.-L.); xive s. apparier (Percef., vol. IV, ch. 47 ds Gdf. Compl.);
b) 1492 « (en parlant d'oiseaux) s'accoupler » (Tardif, Fauconnerie, ch. 2 ds Dict. hist. Ac. fr. : Au temps que les oiseaux sont en amour et s'apparient pour faire génération); 1530 apairier « accoupler le mâle et la femelle » (Palsgr., p. 633); fin xvie s. aparier (Gasp. de Tav., Mém., p. 366 ds Gdf. Compl.);
c) xiiie -xive s. aperier « (en parlant de choses) mettre par paires, assortir » (Fabliaux, éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, t. III, 63 ds T.-L. : li chapelains les apere, Si les trueve quarrez et droiz); 1600 « id. (des animaux) » (Olivier de Serres, Théâtre d'Agriculture, ive lieu, ch. 9 ds Dict. hist. Ac. fr. : De mesme curieusement aviserez à bien apparier les deux jeunes bœufs, tant en grandeur qu'en courage). L'a.fr. apairier est, au sens 1, dér. de pair* « semblable, égal », au sens 2, de paire* « couple », mais, entre ces deux séries, de fréquentes interférences se sont produites; parallèlement, latinisation de apairier sous la forme du lat. médiév. se appariare « (en parlant d'époux) s'unir, faire alliance » (1162, Contrat de mariage ds Du Cange) qui transforme apairier en apparier.