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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Av. 1225 apparanche « preuve apparente » (Reclus de Molliens, Miserere, CCLXXI, 6 ds Gdf. Compl. : Peu en est de ferme creanche : Les uevres en font apparanche ; De Dieu ne de mort n'ont doutanche), attest. isolée;
2.
a) av. 1225 aparance « aspect riche » (Lancelot, ms. Frib., f° 124d ibid. : Li tres Claudas estoit tenduz en une bele praierie et ert a merveilles granz et biaus et riches et de si grant aparance que bien resenbloit reperes a roi);
b) 1280 « aspect extérieur (d'une chose) » (G. d'Amiens, Escanor, éd. H. Michelant, 20949 ds T.-L. : des plaies ne se doloient Selonc c'on veoit l'aparance); p. ext.
3.
a) 1395 « trace, vestige, indice (en parlant de choses matérielles) » (Voyage de Jérusalem du seigneur d'Anglure, éd. F. Bonnardot et A. Longnon, 156, ibid. : et y en a encor des apparances des murs) — xviie s., 1606, Nicot (fig.);
b) 1659 « aspect superficiel ou trompeur » (Mol., Préc. rid., sc. 18 ds Littré : Allons chercher fortune autre part, je vois bien qu'on n'aime ici que la fausse apparence);
4. 1468-92 « vraisemblance, probabilité » (La Marche, Mém., I ds Gdf. Compl. : Si Dieu l'eust souffert vivre longuement, il avoit apparence de faire de grands services a la Bourgongne); 1690 dr. (Fur.). Empr. au b. lat. apparentia, plur. substantivé du part. prés. de apparere, « aspect extérieur, apparence » dep. Boèce, Anal. post., 1, 10 ds TLL s.v., 268, 15.