Logo Portail
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1520 figure de rhét. par laquelle l'orateur adresse soudainement la parole à qqn ou à qqc. (Fabri, Rhet. ds Gdf. Compl. : Par interrogation, par apostrophe); d'où 1738 p. ext. « vive interpellation adressée à qqn » (Piron, Métrom. v. 4 ds DG : Vous méritez cette apostrophe-là);
2. 1704 « gifle » (Regnard, Folies amour. sc. 11 ds Littré : A ces cris redoublés et dont je riais fort, J'accours et je vous vois étendu sur la place Avec une apostrophe au milieu de la face). Empr. au lat. apostropha au sens 1 (Quintilien, Inst., 4, 1, 69 ds TLL s.v., 254, 59); cf. ive -ve s. Martianus Capella, 5, 523, ibid., 254, 58 (cf. gr. ἀποστροφή « action de se détourner » [en direction de l'interpellé] terme de rhét., Hermogène, [iie s.], π. ίδ. p. 72 ds Bailly).