Préf. empr. au gr. ἀπο- qui exprime l'idée d'« éloigner, écarter ». P. Chantraine (Dict. étymol. de la lang., gr., Paris, Klincksieck, t. 1, 1968) note que « ἀπο-, comme ἐκ- marque l'aboutissement du procès (...), aboutissement (qui) peut être une fin, une cessation (...); enfin le sens peut devenir privatif, négatif ... » Ces valeurs se retrouvent dans les composés étudiés supra sous A. « Dans qq. formations nom. ἀπο- semble exprimer la notion « une espèce de », avec nuance péjorative. » (Ibid.). Cette valeur est celle étudiée supra sous B. Le fr. a emprunté de nombreux termes en apo-, au gr., souvent par l'intermédiaire du lat., vocab. relig. : apocalypse* (1552), apocryphe* (1220), apostasie* (vers 1250), apothéose* (xvie s.); vocab. de la méd. : aponévrose* (1545), apophyse* (1541), apoplectique* (1256), apoplexie* (xiiie s.), apostème* ou apostume (xiiie s.), apozème* (1495); vocab. de la gramm. et de la rhét. : apocope* (1521), aposiopèse (1566), apostrophe* (1514); de la géogr. : apogée* (xvie s.); de la log. : apodictique* (1598).
— On notera encore beaucoup plus tardivement, dans le vocab. relig. : apotactiques ou apotactites « nom de secte » (Encyclop. t. 1 1751); de la méd. : apostase « amas de pus » (Boiste 1803); de la rhét. : apodose (Littré), apophase (Trév. 1771); de la bot. : apothèce, apothécie, apothécion (Ac. Compl. 1842) apothésie (Littré). Dans la période mod., l'élément préf. apo- conserve une certaine vitalité dans le vocab. de la biol. végét. et de la chimie.
— On notera encore beaucoup plus tardivement, dans le vocab. relig. : apotactiques ou apotactites « nom de secte » (Encyclop. t. 1 1751); de la méd. : apostase « amas de pus » (Boiste 1803); de la rhét. : apodose (Littré), apophase (Trév. 1771); de la bot. : apothèce, apothécie, apothécion (Ac. Compl. 1842) apothésie (Littré). Dans la période mod., l'élément préf. apo- conserve une certaine vitalité dans le vocab. de la biol. végét. et de la chimie.