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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.—
1. Mil. xie s. fig. « (d'un inanimé abstrait) évident, manifeste » (Alexis, st. 113b, G. Paris ds Gdf. : Quant il en veient les vertuz si apertes) — 1611, Cotgr. ; repris comme archaïsme au xixe s., supra ;
2. début xive s. au propre « ouvert » (Aimé, Ystoire de li Norm., VIII, 10, Champollion ds Gdf. : Et quant ces quatre garson porterent a mengier a li prison, et la prison estoit aperte), attest. isolée.
B.— 1170-71 « (d'une pers.) capable, doué, habile » (Chret. de Troyes, Cligès, éd. W. Foerster, 4156 ds T.-L. : vaslez, jant et apert Te voi mout et de grant corage) — 1611, Cotgr. A empr. au lat. apertus (part. passé adjectivé de aperire « ouvrir »), dep. Cicéron (Sex. Rosc., 65 ds TLL s.v., 219, 51); sens fig. Cicéron, Cat., 2, 1, ibid., 221, 71. B croisement de sens avec l'a. fr. espert « habile » (1262, J. Le Marchant, Mir. de N.-D., ms. Chartres, f° 7 b ds Gdf.), du lat. expertus « éprouvé, habile » part. passé de experiri qui aux sens dér. du parfait signifie « avoir fait, savoir par expérience ».