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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1215 eneïlle « potence de bois, béquille dont se servent les personnes âgées ou infirmes pour marcher » (Pean Gatineau, Vie de St Martin, p. 142, Luzarche ds Gdf., s.v. anille : Si i ont .I. povre encontré, Qui aleit o .II. eneïlles, Qui n'aveit pas vaillant .II. billes De robe ne de chaucemente);
2. 1397 technol. fraing à anilles « mors comportant des crochets, destiné aux chevaux rétifs » (Cpte du duc de Berry, f° 16 v° ds Gay);
3. 1426 archit. anylle « étai pour soutenir une voûte » (Lille, ap. La Fons, Gloss. ms., Bibl. Amiens ds Gdf.);
4. 1690 blason (Fur.). Empr. au lat. anaticula « petit canard » (Cicéron, Fin., 5, 52 ds TLL s.v., 21, 14) devenu techn. p. métaph.; cf. mil. viiie s. « verrou (en forme de bec de canard) » Formulae Senonenses, I, 8 ds Mittellat. W. s.v., 621, 66.