1.
a) Mil. xie s. « unité de mesure du temps, année » (Alexis, éd. G. Paris et L. Pannier, 33a ds T.-L. : Dis e set anz... Penat son cors); d'où loc. — 1144 mal an « malheur » (Li Charrois de Nymes, éd. Jonckbloet, 634, ibid. : entré sont en mal an ; Il en morront a milliers et a cent); d'où 1656 bon an mal an « compensation faite des bonnes et mauvaises années » (Scarron, Rom. com., ch. VIII, 2e part. ds Littré : Et l'on m'a assuré qu'elle portait d'ordinaire sur elle, bon an mal an, trente quintaux de chair); — 1681 bon jour bon an « salutations des premiers jours de l'année » (Sévigné, Lettre du 2 janv. 1681, éd. Monmerqué, t. 7, p. 132 : bon jour et bon an, mon cher cousin); — 1273 par an « annuellement » (Berte, CXXXI ds Littré : Cinq cens livres par an à chascune [i] donra);
b) ca 1100 « mesure de l'âge » (Rol., éd. Bédier, 538-39 : Carlemagne, Ki est canuz e vielz! Men escientre dous cenz anz ad e mielz); 1636 plur. « temps vécu » (Corneille, Cid, III, 5 ds DG : Ce peu que mes vieux ans m'ont laissé de vigueur); d'où 1668 « vieillesse » (La Fontaine, Fables, éd. Gohin, I, 16; [...] Sous le faix du fagot aussi bien que des ans);
2.
a) 1260 « année en tant que point du temps » (Étienne Boileau, Liv. des mét., 360 ds Littré : Ceste addition fu fete en l'an de grace mil ...);
b) xive s. « jour de l'an » (Froissart, LI, 326, ibid. : Si fut cette chose si approchée que, droitement la nuit de l'an, la chose fut arrestée d'estre faite, et devoit le dit Aimery delivrer le chasteau de Calais en icelle nuit);
c) 1680 bout de l'an « anniversaire » (Sévigné, Lettre du 25 août 1680, éd. Monmerqué, t. 7, p. 39 : Le loisir de la campagne fait des almanachs perpétuels et des bouts de l'an de tous les jours considérables); en partic. 1690 (Fur. : le bout de l'an se dit proprement d'un service qu'on fait dire pour un mort à pareil jour qu'il est décédé après l'année revolue). Du lat. annus, au sens 1 a dep. Naevius, Ep., 44 ds TLL s.v., 115, 35 : septimum decimum annum ilico sedent; 1 b dep. Plaute, Cist., 755, ibid., 118, 51 : annos nata dicitur septendecim; 2 a dep. Gracchus, Orat., 46 ds Oxford Lat. dict., s.v., 136, 2e col. : his annis paucis ex Asia missus est.
a) Mil. xie s. « unité de mesure du temps, année » (Alexis, éd. G. Paris et L. Pannier, 33a ds T.-L. : Dis e set anz... Penat son cors); d'où loc. — 1144 mal an « malheur » (Li Charrois de Nymes, éd. Jonckbloet, 634, ibid. : entré sont en mal an ; Il en morront a milliers et a cent); d'où 1656 bon an mal an « compensation faite des bonnes et mauvaises années » (Scarron, Rom. com., ch. VIII, 2e part. ds Littré : Et l'on m'a assuré qu'elle portait d'ordinaire sur elle, bon an mal an, trente quintaux de chair); — 1681 bon jour bon an « salutations des premiers jours de l'année » (Sévigné, Lettre du 2 janv. 1681, éd. Monmerqué, t. 7, p. 132 : bon jour et bon an, mon cher cousin); — 1273 par an « annuellement » (Berte, CXXXI ds Littré : Cinq cens livres par an à chascune [i] donra);
b) ca 1100 « mesure de l'âge » (Rol., éd. Bédier, 538-39 : Carlemagne, Ki est canuz e vielz! Men escientre dous cenz anz ad e mielz); 1636 plur. « temps vécu » (Corneille, Cid, III, 5 ds DG : Ce peu que mes vieux ans m'ont laissé de vigueur); d'où 1668 « vieillesse » (La Fontaine, Fables, éd. Gohin, I, 16; [...] Sous le faix du fagot aussi bien que des ans);
2.
a) 1260 « année en tant que point du temps » (Étienne Boileau, Liv. des mét., 360 ds Littré : Ceste addition fu fete en l'an de grace mil ...);
b) xive s. « jour de l'an » (Froissart, LI, 326, ibid. : Si fut cette chose si approchée que, droitement la nuit de l'an, la chose fut arrestée d'estre faite, et devoit le dit Aimery delivrer le chasteau de Calais en icelle nuit);
c) 1680 bout de l'an « anniversaire » (Sévigné, Lettre du 25 août 1680, éd. Monmerqué, t. 7, p. 39 : Le loisir de la campagne fait des almanachs perpétuels et des bouts de l'an de tous les jours considérables); en partic. 1690 (Fur. : le bout de l'an se dit proprement d'un service qu'on fait dire pour un mort à pareil jour qu'il est décédé après l'année revolue). Du lat. annus, au sens 1 a dep. Naevius, Ep., 44 ds TLL s.v., 115, 35 : septimum decimum annum ilico sedent; 1 b dep. Plaute, Cist., 755, ibid., 118, 51 : annos nata dicitur septendecim; 2 a dep. Gracchus, Orat., 46 ds Oxford Lat. dict., s.v., 136, 2e col. : his annis paucis ex Asia missus est.