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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1174 ampule « fiole à ventre renflé » (Garn., S. Thom., B.N. 13513, f° 97b ds Gdf. Compl. : Or a Deus saint Thomas cele ampule donee);
2.
a) 1260 la sainte ampoule « la fiole contenant le saint chrême qui servait à sacrer les rois » (Menestrel de Reims, 309, ibid. : Et furent enoint de la sainte ampoule que Dieus envoia des cieus a mon seigneur saint Remi pour enoindre Cloovis);
b) début xiiie s. p. ext. méd. « vésicule formée par une accumulation de sérosités sous l'épiderme » (Péan Gatineau, Vie de S. Martin, éd. Söderhjelm, 6420 ds T.-L. : des oilz ne vit mie, Car les ampoles la covrirent). Empr. au lat. ampulla « petite fiole à ventre bombé » (Plaute, Persa, 124 ds TLL s.v., 2018, 40 : ampullam, strigilem, scaphium, soccos, pallium); cf. avec 2 a, lat. médiév. ampulla « l'ampoule de Reims » (av. 966 Flodoard, Hist. Remens., I, 13, baptême de Clovis ds Du Cange s.v. t. 1, p. 235a : Sanctificato denique fonte, nutu divino Chrisma defuit. Sanctus autem Pontifex oculis ad coelum porrectis tacite traditur orasse cum lacrymis; et ecce subito columba ceu nix advolat candida, rostro deferens Ampullam coelestis doni chrismate repletam). Le lat. ampulla est aussi attesté comme terme de rhét. « terme emphatique » (Horace, Ars, 97 ds TLL s.v., 2019, 4), voir ampoulé.