Logo Portail
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Fin xiie s. ornith. aloe(e)te « petit oiseau de l'ordre des passereaux » (Loh., ms. Montp., f° 99b ds Gdf. Compl. : Et l'aloeete chante quant li jors vint); 1611 proverbe (Cotgr. : Il pense que les alouettes luy tomberont en la bouche toutes rosties. He vainely thinkes, that good fortune will come a wooing to him); 1611 bot. pied d'alouette (ibid. : Pied d'alouette. The hearbe, larks spurre, larks claw, larks heele, larks toes, Monks hood); 1694 agric. (Ac. : On dit proverb. Des terres à alouettes, pour dire Des terres sablonneuses pleines de gravier), passé dans la lang. commune (Ac. 1718). Dér. de l'a. fr. aloe, de même sens (xiie -xve s. ds Gdf.), du lat. alauda « id. », d'orig. gauloise (cf. Pline, Nat., 11, 121 ds TLL s.v., 1482, 51 : parvae avi quae, ab illo [galero « d'après sa huppe »] galerita appellata quondam, postea gallico vocabulo etiam legioni nomen dederat alaudae). Le lat. a surtout connu et empr. le mot lorsque César recruta en 50 av. J.-C. chez les Gaulois transalpins une légion à laquelle il donna le nom d'Alauda (Cicéron, Att., 16, 8, 2). Cf. J. André, Les Noms d'oiseaux en latin, Paris, Klincksieck, 1967, p. 24.
— Alouet, 1801, supra (p. 608) rem. 1.