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Voir également: aimé, nom féminin 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
Bien-aimé.
1. « aimé d'une affection particulière »
a) 1417 adj. (G. de Beaucourt, Hist. de Ch. VII, I, 437 ds DG : Chers et bien amez); 1554 cont. biblique (Bible, impr. à Lyon chez Ian de Tournes, Mat., III [17] : Cestuy est mon Filz bien aymé [Filius meus dilectus] auquel j'ay prins mon bon plaisir); rare dans la lang. littér. jusqu'au xviiie s.; cf. av. 1778 (Voltaire, Mémoires pour servir à la vie de M. de Voltaire ds Dict. hist. Ac. fr. t. 2 1884, s.v. aimer : Ce fut pour cette action que le peuple de Paris donna à Louis XV le surnom de bien aimé);
b) av. 1704 subst. (Bossuet ds Lar. 19e : Joseph et Benjamin étaient les bien aimés et toute la joie de Jacob);
2. « qui inspire une passion amoureuse »
a) 1548 adj. (Noël du Fail, Contes d'Eutrapel, II, p. 241 : La belle Œnone, ayant perdu son bien aimé Paris ...);
b) 1554 subst. cont. biblique (même Bible, Cant., I [15] : Mon bien aymé [dilecte mi] est vers moy comme un saiscelet de myrrhe). Composé de l'adv. bien* et de aimé, part. passé de aimer*.