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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1172-74 fig. « excitation, incitation » (G. de Pont-Ste-Maxence, Vie de St Thomas, Richel. 13513, f° 54 r° ds Gdf. : Ke dirriez se li reis cui li regnes apent E cui ad desuz lui et les clers et la gent Se part del apostoille par vostre aguisement, E ne voldrat mes estre a sun comandement?); d'où xive s. « ce qui excite l'appétit » (N. de la Chesnaye, Condamn. de Bancquet, Jacob, ibid. : Et pour bailler aguisement, Belles orenges largement), emploi rare; xvie s. « excitation (d'un sentiment) » (Montaigne, II, 12 — II, 225 — ds Hug. : Ce mesme chatouillement et aiguisement qui se rencontre en certains plaisirs), emploi isolé;
2.
a) xiiie s. « caractère de ce qui est aiguisé » (Grand. Chron. de France, Fais et Gest. Charlem., VI, 2, P. Paris ds Gdf. : O tres benereuse espee, en tranchant et en aguisement tres isnelle);
b) 1530 « action d'aiguiser » (Palsgr., 780 ds Gdf. Compl. : J'ayme mieulx l'aguysement des cousteaulx avant que d'aller a ung bon disner que je ne fais l'aguysement des espees et voulges); Trév. 1771 note « on ne le dit guère »; le mot tend à être remplacé par aiguisage (cf. Besch. 1845, Lar. 19e et 20e, Rob. 1958). Dér. du rad. de aiguiser* au sens propre et fig.; suff. -ment1 *.