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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 2e moitié xiiie s. affectueus de « qui éprouve (tel sentiment) » (Anti-Claudius, Richel. 1634, [prob. trad. d'Ellebaut] f° 19 r° ds Gdf : O que ceuls est bons eureuz Qui d'amours est affectueuz); 1375 affectueux contre « qui éprouve du sentiment, passionné contre (qqn) » (Oresme, Ciel et Monde, ms. Univ., II, 7, f° 54 r° , ibid. : Mais Aristote fu trop affectueux contre les opinions de Plato). Qualifié d'ancien par DG, encore orateur pathétique et affectueux ds Ac. t. 1 1932;
2. 1347 « qui montre de l'affection » (A.N. JJ. 74, f° 31 r° ds Gdf. Compl. : De plus affectueus cuer). L'emploi en mystique fait l'obj. du commentaire suiv. par le P. Bouhours ds ses Nouv. Rem. : « Ce mot est fort bon, et se dit, surtout en matière de piété, pour marquer ce qui vient du cœur : ces mouvements de dévotion tendres et affectueux. » (Cité ds Littré.) Empr. au lat. affectuosus attesté au sens 2 dep. Tertullien, Adv. Marc., 5, 14 ds TLL s.v., 1184, 76.