Entre 1240 et 1280 (en parlant d'un inanimé abstr.) « droit, bon » (Baudoin de Condé, Dits et Contes, éd. A. Scheler, 187, 13 ds T.-L. s.v. adestre : Viertus si noble et si adiestre); fin xve s. (d'une pers.) « adroit, habile » (Comm., Mém., V, 15, Soc. Hist. Fr. ds Gdf : N'ay point souvenance d'avoir veu ung plus saige gentilhomme ne mieulx adextre pour conduire grans matieres). Dér. de l'a. fr. destre « droit » (au phys. et au moral) (dextre*); préf. a-*; cf. déjà en lat. dexter synon. de sollers, par ex. ds Ovide, Pont., 4, 16, 24 ds TLL s.v. dexter, 924, 52; voir aussi adroit.