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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I.— Début xiie s. « action de se coucher (du soleil) » (Ps. Cambridge, éd. F. Michel, 103, 19 ds T.-L. : Li soleilz cunut sun acutement [occubitum]); id. « id. » (d'un homme) ibid., 138, 3, ibid. : la meie sente e le mien acutement esventas), seulement en a. fr.
II.— 1552 « étai, support » (Est., Dict. fr.-lat. ds FEW t. 24, 1, 90a); 1611 terme techn. (Cotgr. s.v. : Accotement. An undersetting, underdropping; also a prop, shore, supporter), seulement en m. fr.; 1755, Belidor, Dict. port. Ingénieur, s.v. ds Quem. : accotement, terme de paveur. C'est un espace de terrain entre les labourdes du pavé d'un chemin et ce fossé); 1803 horl., Boiste : frottement. I dér. de accoter* I 1 et 2 « se coucher » [cf. Herzog ds Z. rom. Philol., XL, 1920, p. 709 qui dans ms. de Cligès, B. N. fr. 12 560 (francien, xiiie s.), relève pour le verbe resconser (vers 4821, éd. Micha : Quant resconser voit le soloil) la var. acoter]; II dér. de accoter* II 3 « appuyer », l'accotement ayant pour fonction d'étayer le centre de la chaussée (et non, comme propose EWFS2, dér. de l'a. fr. acoster après amuïssement du s); suff. -ment*.