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Voir également: accidentel, nom masculin 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I.— 2e moitié xiiie s. philos. « ce qui appartient à l'accident, non à l'essence » (Sidrac le grant philosophe, 916e responce, éd. 1528 ds R. Hist. Litt., 1, 184 : La seconde chose est accidentelle); 1372 « id. », id. (Corbichon, Propriété des choses, 4, 4, éd. 1522, ibid. : Moisteur, ainsi comme les aultres qualitez, si a aulcunes proprietez qui luy sont naturelles et aulcunes qui luy sont accidentelles) d'où av. 1430 « secondaire, accessoire » (Ph. Wieland, Rec. des antiq. de Flandre, 160 ds Gdf. compl. : Et par consequent perdre les fidelitez, hommaiges et services d'iceuls hommes et aultres prouffictz accidentaulx... ).
II.— Début xvie s. accidental « qui arrive par hasard » (Lemaire de Belges, Cour. margart., éd. Stecher, IV, 151 ds Hug. : En ces tenebres parfondes et en maintes autres bruïnes accidentales le tresresplendissant Escarboucle de son experience... ha surmonté lespesseur des noires ombres de toutes ses adversitez). Empr. au b. lat. accidentalis, attesté comme terme philos. au sens I dep. ive s. (en rapport avec substantialis : Victorinus, Rhet. p. 211, 40 ds TLL 289, 76 : rem aut substantialem... aut accidentalem) fréq. en lat. médiév. cf. 1162, Gesta abb. Lobiensium 24, p. 327-40 ds Mittellat. W. 85, 6 : vulgaris linguae, id est Theutonice, que naturalis ei erat, et Romanae, quae accidentalis, cf. accident 3; II seulement attesté en lat. médiév. : xiie -xiiie s. Hist. monast. Walciodorensis, 58 : exceptis accidentalibus quaestibus ds Mittellat. W. 85, 34.