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Voir également: abstersif, abstersive, adjectif 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
Corresp. rom. : ital. astersivo; esp. abstersivo.
I.— Adj. 1314 « propre à nettoyer (d'un remède, d'une thérapeutique) » terme méd. (H. de Mondeville, Bibl. nat., 2030, fol. 77 a ds Gdf. Compl. : doit estre ajousté aucun [medicinement] abstersif et aucun stiptique); 1377 [1495] « id. » ([Bernard] de Gord [on], Pratique [accomplye lan 1307, transl. lan 1377, impr. 1495], I, 18 ibid., : Medecines astersives sans mordicacion); 2e moitié xive s. « id. » (Brun de Longoborc, Cyrurgie, fol. 22 c ibid. : medecine absertive).
II.— Subst. 1578 « remède propre à nettoyer » terme méd. (Joubert, Grande Chirurg., 662 ibid., : Il faut que l'abstersif lavatif soit le plus souvent doux). Empr. au lat. médiév. abstersivus, adj. « id. » ; cf. 1252, Brunus Longoburgensis, Chirurg., 1, 14 ds Mittellat. W. s.v., 58, 53 : ne medicina carnis sit creativa magis abstersiva. Astersif, forme semi-sav. II emploi substantivé de I. HIST. — Abstersif est plus anc. que abstergent. Dans le 1er cas on a affaire au suff. -if (important suff. actif de l'a. fr.) et dans le second cas au suff. -ent (de même valeur mais sav.). À partir du xvie s. abstergent entre en concurrence avec abstersif qu'il supplante progressivement.
— xvie s. : Tous simples qui sont dessiccatifs, abstersifs, sans erosion. A. Paré, VIII, 15 (Littré).
— xviiie s. : On l'emploie [abstersif] substantivement et l'on dit, c'est un abstersif : on dit aussi et même mieux, Un abstergent. Ac. 1798.