1. 1478 prob. terme méd. (La Grande Chirurgie de Guy de Chauliac [1363] éd. de Nicolas Panis ds G. Sigurs ds Fr. mod., juill. 1965, p. 201);
2. 1509 « caché » sens fig. (Jean Lemaire de Belges, Illustr. I, 1 ds Hug. : ... ramener à lumière toute ceste belle antiquité, laquelle ha esté absconse et celee jusques à présent à la plupart des hommes). Part. passé adjectivé de abscondre* au sens propre et fig.; repris au xixe s. HISTORIQUE
I.— Morphologiquement, abscons est, comme part. passé adjectivé, le résidu actuel d'un paradigme verbal représenté dans l'anc. lang. L'inf. abscondre (cf. Gdf., Hug., repris par Ac. Compl. 1842 comme vx mot) apparaît le premier et comme vedette unique du paradigme. Aux xviie et xviiie s. (Nicot, Fur., Trév.), abscondre disparaît au profit de absconser peut-être du fait de la vitalité du part., — 17 ex. ds Hug. —, ou de l'expr. pic. très vivante esconsement (« coucher ») du soleil, disparue au xixe s. Cotgr. est le premier à mentionner séparément le part. absconse, absconsé(ée); il n'est suivi que par Trév. 1752 qui le donne comme adj.
— Rem. Au xixe s. apparaît l'emploi subst. (cf. ex. 12 et 13).
II.— Sémantiquement, on note dès l'orig. (xive s., cf. étymol.) la coexistence d'un sens phys. et d'un sens fig., vivants jusqu'au xviie s., inusités aux xviie et xviiie s., mais réapparaissant aux xixe et xxe s., surtout au sens fig., plus rarement au sens phys.
A.— Accept. vraisemblablement disparue av. 1789 : accept. techn. méd. notée au xve s. (cf. étymol. 2, ouvrage cité non disponible), sans doute à rapprocher de absconsion « ulcère caché, latent », (attesté ds la Grande Chirurgie de Maître Henri de Mondeville, trad. de 1313, éd. S.T.A.F., t. II, p. 93).
B.— Accept. subsistant apr. 1789.
1. xive s. : sens phys. et fig., cf. étymol.
2. xvie s. : sens phys. (ex. de Marot) et sens fig. (ex. de Rabelais) : Le chant du coq la nuict point ne prononce Ains le retour de la lumière absconse. (Marot, Épigr., 35 ds Hug.) En icelle bien aultre goust trouverez, et doctrine plus absconce, laquelle vous revelera de treshaultz sacremens et mysteres horrificques. (Rabelais, I, Prologue ds Hug.)
3. xviie et xviiie s. : eclipse du mot, qualifié de vx (Fur. 1690, Trév. 1752).
4. xixe s. : résurgence du mot (cf. sém.).
2. 1509 « caché » sens fig. (Jean Lemaire de Belges, Illustr. I, 1 ds Hug. : ... ramener à lumière toute ceste belle antiquité, laquelle ha esté absconse et celee jusques à présent à la plupart des hommes). Part. passé adjectivé de abscondre* au sens propre et fig.; repris au xixe s. HISTORIQUE
I.— Morphologiquement, abscons est, comme part. passé adjectivé, le résidu actuel d'un paradigme verbal représenté dans l'anc. lang. L'inf. abscondre (cf. Gdf., Hug., repris par Ac. Compl. 1842 comme vx mot) apparaît le premier et comme vedette unique du paradigme. Aux xviie et xviiie s. (Nicot, Fur., Trév.), abscondre disparaît au profit de absconser peut-être du fait de la vitalité du part., — 17 ex. ds Hug. —, ou de l'expr. pic. très vivante esconsement (« coucher ») du soleil, disparue au xixe s. Cotgr. est le premier à mentionner séparément le part. absconse, absconsé(ée); il n'est suivi que par Trév. 1752 qui le donne comme adj.
— Rem. Au xixe s. apparaît l'emploi subst. (cf. ex. 12 et 13).
II.— Sémantiquement, on note dès l'orig. (xive s., cf. étymol.) la coexistence d'un sens phys. et d'un sens fig., vivants jusqu'au xviie s., inusités aux xviie et xviiie s., mais réapparaissant aux xixe et xxe s., surtout au sens fig., plus rarement au sens phys.
A.— Accept. vraisemblablement disparue av. 1789 : accept. techn. méd. notée au xve s. (cf. étymol. 2, ouvrage cité non disponible), sans doute à rapprocher de absconsion « ulcère caché, latent », (attesté ds la Grande Chirurgie de Maître Henri de Mondeville, trad. de 1313, éd. S.T.A.F., t. II, p. 93).
B.— Accept. subsistant apr. 1789.
1. xive s. : sens phys. et fig., cf. étymol.
2. xvie s. : sens phys. (ex. de Marot) et sens fig. (ex. de Rabelais) : Le chant du coq la nuict point ne prononce Ains le retour de la lumière absconse. (Marot, Épigr., 35 ds Hug.) En icelle bien aultre goust trouverez, et doctrine plus absconce, laquelle vous revelera de treshaultz sacremens et mysteres horrificques. (Rabelais, I, Prologue ds Hug.)
3. xviie et xviiie s. : eclipse du mot, qualifié de vx (Fur. 1690, Trév. 1752).
4. xixe s. : résurgence du mot (cf. sém.).