1. 1305 « rédaction réduite d'un écrit » (J. Richard, Comtesse Mahaut, 100 ds Quem. : Pour l'abregié des croniques desdis rois de France enluminez et pour le parcemin); 1348 « mémoire, relevé (d'un compte) terme jur. (Arch. de l'Hôtel de v. de Reims, plaids en baillie et prévôté, III, fol. 211 ds Arch. adm. de Reims, II, 2e p., 1177 : Aubris Bernars a baillié son abregié de ses despens contre Aubin Chiffet. Ledis Chiffés s'en est rapportez à la taxation de la court);
2. 1452 « action de rendre plus court (un parcours) » terme gén. (Greban, Myst. de la Passion, Ars. 6431, fol. 275a ds Gdf. : Nous avons fait grant abregé De cheminer). Substantivation du part. passé de abréger*, cf. 1 avec abréger 2 et 3, cf. 2 avec abréviation 2. HISTORIQUE
I.— Disparitions av. 1789. —
A.— « Mémoire, relevé » (d'un compte), 1 seule attest. xive s. ds étymol. 1.
B.— « Action de rendre plus court », 1 seule attest. 1452 ds étymol. 2.
C.— « Abréviation »; apparu pour la 1re fois ds Fur. 1701, repris par la série des Trév., il disparaît au xixe s. au profit de abréviation ou même de abrégement : Abrégé, signifie aussi abréviation, retranchement de quelques lettres dans un mot pour écrire plus promptement, et en moins d'espace. Il est malaisé de déchiffrer les abregez qui sont dans les bulles, et les signatures de la Cour de Rome. Pellisson (Fur. 1701).
— Rem. Il ne reste de ce sens disparu que l'expr. figée écrire en abrégé.
II.— Hist. des sens attestés apr. 1789. — Abrégé est d'abord attesté en parlant d'un texte ou d'un discours (cf. aussi abréger).
A.— Sém. B 2 « présentation réduite d'un écrit ou d'un discours », 1re attest. 1305 (cf. étymol. 1), grande stab. jusqu'au xxe s. bien qu'il n'y ait pas d'attest. pour les xve et xvie s.
— Déb. xviie s. : Tantost est substantif et signifie epitome et reduction sommaire, et un brief d'un escrit, Selon ce on dit, l'Abbregé des chroniques de France. Nicot 1606.
— Fin xviie s. : C'était un abrégé de toute la loi. Bossuet, Hist, II, 3 (Littré).
— xviiie s. : Sommaire, épitome, raccourci, discours dans lequel on réduit en peu de paroles ce qui est ailleurs plus ample et plus étendu (...). Mézerai a fait l'abbrégé de sa grande Histoire en trois volumes in quarto. Trév. 1752.
— Rem. Loc. adv. en abrégé (cf. aussi sup. I B, rem.) « sommairement en peu de paroles ». 1re attest. ds Rich. 1680; Ac. 1694 cite (mettre) par abrégé, comme var. de (mettre) en abrégé.
B.— « Représentation du monde en petit », xviie s. (1re attest. ds Rich. 1680). (Brunot, VI, pp. 1082-1084). Perman. jusqu'au xxe s.
— xviie s. : On dit aussi, un Abregé des merveilles du monde, quand on veut bien louer une chose, ou une personne qui a toutes sortes de perfections, et où on trouve tout ce qu'on peut voir de beau ailleurs. Paris est un Abregé de merveilles. L'homme est appelé microcosme, pour dire, un abregé de l'Univers. Fur. 1690. Voici l'abrégé de la sagesse et de la folie. D'Ablancourt, Luc. (Rich. 1680).
— xviiie s. : Les Anglois disent que Londres est l'épitome, ou l'abbrégé du monde. Trév. 1752.
C.— Sens techn. (cf. déf. ds sém. 3 a). 1re attest. ds Fur. 1690, perman. jusqu'au xxe s. : Abrégé, en termes d'Organistes, se dit d'une certaine réduction des touches du clavier de l'orgue, qui a été inventée, afin que chaque touche qui n'a que deux pieds de long se rapporte à chaque sous-pape des sommiers, qui sont longs de 4. 5. ou 6 pieds (...). Ont [sic] connoît que les abregez sont bien faits, lors que le clavier n'est point tardif à donner le vent aux tuyaux, lors qu'il se ferme aisément, et qu'il n'est pas besoin d'enfoncer beaucoup les touches. Fur. 1690.
2. 1452 « action de rendre plus court (un parcours) » terme gén. (Greban, Myst. de la Passion, Ars. 6431, fol. 275a ds Gdf. : Nous avons fait grant abregé De cheminer). Substantivation du part. passé de abréger*, cf. 1 avec abréger 2 et 3, cf. 2 avec abréviation 2. HISTORIQUE
I.— Disparitions av. 1789. —
A.— « Mémoire, relevé » (d'un compte), 1 seule attest. xive s. ds étymol. 1.
B.— « Action de rendre plus court », 1 seule attest. 1452 ds étymol. 2.
C.— « Abréviation »; apparu pour la 1re fois ds Fur. 1701, repris par la série des Trév., il disparaît au xixe s. au profit de abréviation ou même de abrégement : Abrégé, signifie aussi abréviation, retranchement de quelques lettres dans un mot pour écrire plus promptement, et en moins d'espace. Il est malaisé de déchiffrer les abregez qui sont dans les bulles, et les signatures de la Cour de Rome. Pellisson (Fur. 1701).
— Rem. Il ne reste de ce sens disparu que l'expr. figée écrire en abrégé.
II.— Hist. des sens attestés apr. 1789. — Abrégé est d'abord attesté en parlant d'un texte ou d'un discours (cf. aussi abréger).
A.— Sém. B 2 « présentation réduite d'un écrit ou d'un discours », 1re attest. 1305 (cf. étymol. 1), grande stab. jusqu'au xxe s. bien qu'il n'y ait pas d'attest. pour les xve et xvie s.
— Déb. xviie s. : Tantost est substantif et signifie epitome et reduction sommaire, et un brief d'un escrit, Selon ce on dit, l'Abbregé des chroniques de France. Nicot 1606.
— Fin xviie s. : C'était un abrégé de toute la loi. Bossuet, Hist, II, 3 (Littré).
— xviiie s. : Sommaire, épitome, raccourci, discours dans lequel on réduit en peu de paroles ce qui est ailleurs plus ample et plus étendu (...). Mézerai a fait l'abbrégé de sa grande Histoire en trois volumes in quarto. Trév. 1752.
— Rem. Loc. adv. en abrégé (cf. aussi sup. I B, rem.) « sommairement en peu de paroles ». 1re attest. ds Rich. 1680; Ac. 1694 cite (mettre) par abrégé, comme var. de (mettre) en abrégé.
B.— « Représentation du monde en petit », xviie s. (1re attest. ds Rich. 1680). (Brunot, VI, pp. 1082-1084). Perman. jusqu'au xxe s.
— xviie s. : On dit aussi, un Abregé des merveilles du monde, quand on veut bien louer une chose, ou une personne qui a toutes sortes de perfections, et où on trouve tout ce qu'on peut voir de beau ailleurs. Paris est un Abregé de merveilles. L'homme est appelé microcosme, pour dire, un abregé de l'Univers. Fur. 1690. Voici l'abrégé de la sagesse et de la folie. D'Ablancourt, Luc. (Rich. 1680).
— xviiie s. : Les Anglois disent que Londres est l'épitome, ou l'abbrégé du monde. Trév. 1752.
C.— Sens techn. (cf. déf. ds sém. 3 a). 1re attest. ds Fur. 1690, perman. jusqu'au xxe s. : Abrégé, en termes d'Organistes, se dit d'une certaine réduction des touches du clavier de l'orgue, qui a été inventée, afin que chaque touche qui n'a que deux pieds de long se rapporte à chaque sous-pape des sommiers, qui sont longs de 4. 5. ou 6 pieds (...). Ont [sic] connoît que les abregez sont bien faits, lors que le clavier n'est point tardif à donner le vent aux tuyaux, lors qu'il se ferme aisément, et qu'il n'est pas besoin d'enfoncer beaucoup les touches. Fur. 1690.