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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1564 trans. « arrêter son développement, rabougrir » (Liebault, Mais. rust. III, 46 ds DG : Le garder de monter et de croître qui est ce qu'on appelle abougrir [en effeuillant à l'excès un arbre]);
2. l'emploi intrans. ou pronom. (s'abougrir?) est postulé par l'emploi adjectivé du part. passé : abougri « qui a cessé prématurément de croître ».
— Les dict. du xviiie s. ne citent du verbe que le part. passé adjectivé, devenu terme techn. des forêts (Fur. 1701, « abougri, ou plutôt rabougri. Terme dont on se sert dans les forêts, pour signifier des bois de mauvaise venue »). Abougrir, peu attesté, disparaît complètement au cours du xixe s.; les dict. qui le mentionnent (Lar. 19e, DG etc.) signalent qu'il est vieilli ou vx et remplacé par rabougrir*. Dér. de bougre* qui, de « hérétique », prit en m. fr. le sens affaibli de « chétif, malvenu ».