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Voir également: able, adjectif 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
Corresp. rom. : ital. àvolo; cat. able. 1393 « poisson blanc du genre des cyprinidés » terme, ichtyol. (Le Ménagier de Paris, éd. société des Bibliophiles françois II, 100 : Quart mets. Gelee, escrevices, plais en l'eaue, ables et froide, sauge, nomblès à la sausse chaude, pastés de vache et talemouses); xve s. « id. » (empl. pour exprimer une valeur infime) (Martyre de S. Denis ds Gdf. Compl. : Qui nos diex ne prises, II. ables). Du lat. albula, subst. fém. (substantivation de albulus, adj., dimin. de albus « blanc ») au sens de « petit poisson » dep. Varron, Res Rustic., 3, 14 ds TLL s.v.; cf. Corp. Gloss., éd. Götz, III, 355, 76 : de piscibus... albula : ικταρ [α]. La forme a- repose sur un type dissimilé* ab(u)la, cf. 1239, Compte ms. ds Du Cange s.v. abula : Decano Turon, ille, qui capit Abulas, de dono ad unum batellum emendum, xl. sol. Tur. Cf. avec forme au-, s.v. ablette. HIST. —
1. Vx mot de la lang. commune apparu au xive s. (cf. étymol.) et mentionné sans changement dans la lexicogr. jusqu'au xixe s. A son orig. il signifie simplement « blanchaille »; il s'emploie aussi comme synon. de ablette (cf. ce mot, hist.); il est toujours recensé comme tel, sauf ds Cotgr.
2. À partir de Cuvier, Hist. du règne animal, le mot désigne en outre un genre de poissons de la famille des cyprins et devient ainsi le synon. sav. des désignations vulg. « poissons blancs » ou « blanchaille ». Dès lors, et surtout au xxe s. s'établit la distinction entre ablette et able, le 1er devenant une variété du second et celui-ci, tout en restant synon. de ablette dans la lang. commune, fonctionne davantage, dans la lang. de l'ichtyol., comme terme générique des poissons de la famille des cyprinidés.
— Rem. Au xixe s. on rencontre un emploi très partic. de able pour désigner une espèce de saumon des lacs de Suède et d'Allemagne (cf. Lar. 19e), dit le saumon albe (cf. Besch.), sans doute p. anal. de couleur.