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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
Corresp. rom. : ital. aberrare; esp., port., cat. aberrar. 1532 « s'écarter de » (emploi fig.) (Michel d'Amboise, Ballades, 149 v° ds Hug. : si du chemin d'equite aberrons). Empr. au lat. aberrare « s'écarter de », au sens propre dep. Plaute, emploi fig. dep. Cicéron; très fréq. dans ce dernier emploi en lat. chrét. (TLL s.v., passim).
HIST. — Le mot disparaît de la lang. jusqu'à la fin du xixe s. cf. Besch. 1845 : Pourquoi possédant déjà le substantif dans la langue, s'être tenu timidement à l'innovation d'un adjectif [aberrant] et n'avoir pas essayé d'introduire le verbe aberrer qui eût nuancé avantageusement et complété plusieurs fois le discours à la place de errer ? Besch. 1845. Le mot reparaît en 1886 au sens fig., mais il n'est attesté au sens propre que ds Guérin et ds Pt Rob. Le sens fig. lui-même reste peu attesté.
— Rem. Le mot qui, à son entrée dans la lang., demandait un compl. prépositionnel (cf. étymol.), est empl. absol. (cf. sém.), le préf. ab- portant en lui non seulement l'idée de « en dehors » mais aussi celle d'un subst. exprimant la norme (droit chemin, etc.).