1687 terme mar. (Desroches, Dict. termes propres de mar. d'après Jal : Abattée, mouvement d'un vaisseau en pane, qui arrive de luy mesme jusques à un certain point; apres quoy il revient au vent). Texte plus explicite ds Romme, Dict. mar. fr., 1813 ds Jal : Mouvement horizontal de rotation, que le vent, les lames ou un courant impriment à un vaisseau sur lui-même lorsqu'il n'est animé d'aucune vitesse progressive... Un vaisseau est-il en appareillage ou se prépare-t-il à partir? s'il présente directement sa proue au vent, il est obligé de faire une abattée à droite ou à gauche, pour que le vent puisse frapper dans ses voiles déployées. Dér. de abattre*, terme mar. « s'écarter du rumb ou de la direction du vent qui doit régler la conduite du vaisseau » (dep. 1683, Guillet, Arts de l'homme d'épée, ds Jal 1848). HIST. —
A.— Terme de mar. — xviiie s. : En termes de Marine se dit du mouvement d'un vaisseau en pane, qui arrive de lui-même jusqu'à un certain point, après quoi il revient au vent. Trév. 1752.
— Rem.
1. Terme ignorée par les dict. de l'Ac. figure ds le Suppl. Ac. 1835. Dupont [1798].
2. A partir de Besch., on note une évolution dans la déf. Il est en effet le 1er à distinguer, pour un bateau à l'arrêt, l'abattée, qui écarte l'avant du bateau de la direction d'où vient le vent, de l'auloffée, qui le fait revenir à sa position première; les dict. ant. désignaient sous le nom de abattée les 2 mouvements.
3. Autre évolution à partir de Littré : il n'est plus précisé que le bateau doit être à l'arrêt. L'abattée peut en effet se faire pendant la marche du bateau et il peut y avoir changement de cap (cf. abattre, hist. II B 3).
4. Jusqu'à Littré l'abattée est dite involontaire, sans doute parce qu'alors les bateaux étaient mous [c'est-à-dire s'abattant d'eux-mêmes sous la poussée du vent]. Après lui les dict. n'en font plus état, sans doute par suite de l'évolution de la techn. et de l'apparition de bateaux ardents (résistant bien au vent).
B.— Terme d'aviat., xxe s. (cf. sém.).
A.— Terme de mar. — xviiie s. : En termes de Marine se dit du mouvement d'un vaisseau en pane, qui arrive de lui-même jusqu'à un certain point, après quoi il revient au vent. Trév. 1752.
— Rem.
1. Terme ignorée par les dict. de l'Ac. figure ds le Suppl. Ac. 1835. Dupont [1798].
2. A partir de Besch., on note une évolution dans la déf. Il est en effet le 1er à distinguer, pour un bateau à l'arrêt, l'abattée, qui écarte l'avant du bateau de la direction d'où vient le vent, de l'auloffée, qui le fait revenir à sa position première; les dict. ant. désignaient sous le nom de abattée les 2 mouvements.
3. Autre évolution à partir de Littré : il n'est plus précisé que le bateau doit être à l'arrêt. L'abattée peut en effet se faire pendant la marche du bateau et il peut y avoir changement de cap (cf. abattre, hist. II B 3).
4. Jusqu'à Littré l'abattée est dite involontaire, sans doute parce qu'alors les bateaux étaient mous [c'est-à-dire s'abattant d'eux-mêmes sous la poussée du vent]. Après lui les dict. n'en font plus état, sans doute par suite de l'évolution de la techn. et de l'apparition de bateaux ardents (résistant bien au vent).
B.— Terme d'aviat., xxe s. (cf. sém.).