Logo Portail
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. av. 1173 « à bride abattue (d'un galop) » (Aiol, A. T. 7598 ds Gdf. : Aiols a tout les. VI. cevalce fierement Tous les galos sor frains abandoneement),
2. 3e quart xiiie s. « sans effort » (Li dus de Brabans, Wackern., Altfr. Lied., 57 ibid. : On tient plus chier la chose desirree Ke ceu c'om ait abandonneement);
3. 1309 « à profusion » (Joinv., S. Louis, éd. Wailly, 726 ibid. : Et fesoit servir si courtoisement a sa court, et largement et habandonneement). Dér. du part. passé adjectivé (forme fém.) de abandonner*; suff. -ment2 *.
HIST. — Du xiie au xve s. abandonnéement présente une assez grande vitalité (cf. étymol. et Gdf.). D'apr. Gdf., abandonément n'est plus empl. au xviie s. et au début du xviiie s. que pour dire « d'une manière abandonnée, sans réserve »; peu usité, les dict. après Nicot 1606 ne le mentionnent plus. Attesté isolément avec le même sens au début du xixe s. (cf. ex.), il est signalé comme vx par Littré, Lar. 19e et DG et, après Lar. 20e, semble avoir disparu au xxe s.