A.— Étymol. — Du gr. ἀήρ « air ». En gr., l'élément ἀερο- entrait déjà dans la compos. d'au moins une trentaine de mots, dont certains seront empruntés directement par le fr. ou serviront directement à former des composés fr. : *ἀεροδίνης (ionien ἠεροδίνης) « qui tournoie dans les airs », ἀεροδρομέω « courir à travers les airs », ἀερομετρέω « mesurer l'air », ἀερόφωνος « qui résonne dans les airs », ἀερότονον « à air comprimé ». Les empr. au lat. remontent à travers celui-ci au gr. (cf. Gaff.) : aeromantia (du gr. ἀερομαντεία) « art de la divination par l'air », aerophobus (du gr. ἀεροφόϐος) « qui craint l'air ». À noter cependant la formation lat. aerivagus « qui erre dans les airs » (cf. Guilb. Aviat. 1965, pp. 299-300).
B.— Hist. — C'est au xvie s. que l'élément aéro- apparaît en fr. Dans le dict. de Hug., on relève aëromance avec la var. aëromantie et aeromancien. Aérologie apparaît en 1691 dans le Journal des savants (6 févr.). La liste des composés s'allonge ds Encyclop. t. 1 1751 : aérométrie, terme de phys. (mentionné aussi sous la forme airométrie), aérophobie, terme de méd. Trév. 1771 ajoute aërographie (déjà en 1752), aëromètre et aërophobe. De 1783, date de l'apparition de la 1re machine aérostatique à 1811, date de la 1re éd. du Dict. bilingue fr.-all. de l'abbé Mozin, le champ lex. de l'aérostatique comprend une vingtaine d'unités : aérostatique (adj.) et aérostat apparaissent en 1783 et servent de base à qq. dér. : aérostatique, subst. (1783), aérostatiquement (1784), aérostatisme (1784), aérostation (1784), aérostateur (1784), aérostier (1794); aéronautique (adj.) et aéronaute apparaissent en 1784. En phys., le Dict. bilingue fr.-all. de Mozin (1811), outre les termes déjà apparus ds Encyclop. t. 1 1751 et Trév., enregistre aériforme, aérographe, aérologie, aérologue, aéromètre. De 1811 à 1866, une quinzaine d'unités nouvelles viennent enrichir le vocab. de l'aéronautique dont : aéronautique, subst. (1824), aérodynamique, subst. (1836), aérostatier (1843), aéronef (1844), aéroplane (1855), aéroscaphe (1859). L'éd. de 1842 du Dict. de Mozin reflète une extension importante des composés en phys. (13 termes au lieu de 7 en 1811, dont aérognosie, aérosphère), en méd., en anat., en sc. naturelles (cf. Guilb. Aviat. 1965, pp. 300-304).
B.— Hist. — C'est au xvie s. que l'élément aéro- apparaît en fr. Dans le dict. de Hug., on relève aëromance avec la var. aëromantie et aeromancien. Aérologie apparaît en 1691 dans le Journal des savants (6 févr.). La liste des composés s'allonge ds Encyclop. t. 1 1751 : aérométrie, terme de phys. (mentionné aussi sous la forme airométrie), aérophobie, terme de méd. Trév. 1771 ajoute aërographie (déjà en 1752), aëromètre et aërophobe. De 1783, date de l'apparition de la 1re machine aérostatique à 1811, date de la 1re éd. du Dict. bilingue fr.-all. de l'abbé Mozin, le champ lex. de l'aérostatique comprend une vingtaine d'unités : aérostatique (adj.) et aérostat apparaissent en 1783 et servent de base à qq. dér. : aérostatique, subst. (1783), aérostatiquement (1784), aérostatisme (1784), aérostation (1784), aérostateur (1784), aérostier (1794); aéronautique (adj.) et aéronaute apparaissent en 1784. En phys., le Dict. bilingue fr.-all. de Mozin (1811), outre les termes déjà apparus ds Encyclop. t. 1 1751 et Trév., enregistre aériforme, aérographe, aérologie, aérologue, aéromètre. De 1811 à 1866, une quinzaine d'unités nouvelles viennent enrichir le vocab. de l'aéronautique dont : aéronautique, subst. (1824), aérodynamique, subst. (1836), aérostatier (1843), aéronef (1844), aéroplane (1855), aéroscaphe (1859). L'éd. de 1842 du Dict. de Mozin reflète une extension importante des composés en phys. (13 termes au lieu de 7 en 1811, dont aérognosie, aérosphère), en méd., en anat., en sc. naturelles (cf. Guilb. Aviat. 1965, pp. 300-304).