A. —
1. -in, -ine formateur d'adj. a pour orig. le suff. lat. -īnus marquant l'orig. ou l'appartenance, s'attachant
a) à des noms de lieu : alexandrinus, alpinus, marinus;
b) à des noms propres ou des subst. hum. : benedictinus, femininus, sibyllinus;
c) à des noms d'animaux : aquilinus, bovinus, etc.
2. -in, -ine, à valeur dimin. ou péj., a pour orig. le suff. ital. -ino (masc.), -ina (fém.) : bambino, fortino, spadaccino; figurina, lettrina, etc.
3. -ine suff. sc. a pour orig. des empr. au lat. sc. en -ina désignant
a) des substances : térébenthine (1160) < terebinthina (resina), résine (rasinne 1250) < resina;
b) des plantes : cardamine (1545) < cardamina.
B. — Le suff. -in, -ine (supra I), mis à part le domaine des ethniques, a été peu productif et a souvent été supplanté par d'autres suff. : aérien/aérin, angélique/angélin, azuréen/azurin, crépusculaire/crépusculin, etc. Le suff. sc. -ine est d'abord utilisé dans des termes de sc. naturelles : cornaline (xiie s.), crapaudine (xiiie s.), aventurine (1686); sur des bases lat. : balsamine (1545). Cottez 1980 précise « C'est aux auteurs de la nomenclature de 1787 que nous devons le système de la suffixation de -ine, avec la création de alumine, où le signifié du suffixe et son étymon sont parfaitement posés : ce que les anciens chimistes appelaient terre base de l'alun, Fourcroy dès 1782, puis Morveau, Lavoisier et Berthollet l'ont appelé alumine, mot extrait de la base latine alumen aluminis « alun » qui avait donné dès le xve alumineux, dont alumine est un « dérivé régressif ». Dès 1792, Fourcroy reprenait ce suffixe en créant albumine, c'est-à-dire « substance de base du blanc d'œuf » (latin albumen albuminis); viendront ensuite fibrine (anglais 1794), stéarine (1816, Chevreul), etc. »
1. -in, -ine formateur d'adj. a pour orig. le suff. lat. -īnus marquant l'orig. ou l'appartenance, s'attachant
a) à des noms de lieu : alexandrinus, alpinus, marinus;
b) à des noms propres ou des subst. hum. : benedictinus, femininus, sibyllinus;
c) à des noms d'animaux : aquilinus, bovinus, etc.
2. -in, -ine, à valeur dimin. ou péj., a pour orig. le suff. ital. -ino (masc.), -ina (fém.) : bambino, fortino, spadaccino; figurina, lettrina, etc.
3. -ine suff. sc. a pour orig. des empr. au lat. sc. en -ina désignant
a) des substances : térébenthine (1160) < terebinthina (resina), résine (rasinne 1250) < resina;
b) des plantes : cardamine (1545) < cardamina.
B. — Le suff. -in, -ine (supra I), mis à part le domaine des ethniques, a été peu productif et a souvent été supplanté par d'autres suff. : aérien/aérin, angélique/angélin, azuréen/azurin, crépusculaire/crépusculin, etc. Le suff. sc. -ine est d'abord utilisé dans des termes de sc. naturelles : cornaline (xiie s.), crapaudine (xiiie s.), aventurine (1686); sur des bases lat. : balsamine (1545). Cottez 1980 précise « C'est aux auteurs de la nomenclature de 1787 que nous devons le système de la suffixation de -ine, avec la création de alumine, où le signifié du suffixe et son étymon sont parfaitement posés : ce que les anciens chimistes appelaient terre base de l'alun, Fourcroy dès 1782, puis Morveau, Lavoisier et Berthollet l'ont appelé alumine, mot extrait de la base latine alumen aluminis « alun » qui avait donné dès le xve alumineux, dont alumine est un « dérivé régressif ». Dès 1792, Fourcroy reprenait ce suffixe en créant albumine, c'est-à-dire « substance de base du blanc d'œuf » (latin albumen albuminis); viendront ensuite fibrine (anglais 1794), stéarine (1816, Chevreul), etc. »