-ie a des orig. à la fois lat. et grecques.
A.
1. Il est issu de mots lat.
a) en -ia : acrimonie < acrimōnĭa, argutie < argūtĭa, calomnie < calumnĭa, envie < invĭdĭa, facétie < facētĭa, ignominie < ignōmĭnĭa, impéritie < imperītĭa, ironie < irōnĭa, minutie < minūtĭa, parcimonie < parcīmōnĭa, pénurie < pēnūrĭa;
b) en -ies : calvitie < calvities, canitie < canities, carie < caries, sanie < sanies. En lat. tardif, la confusion entre les subst. en -ia et les subst. en -ies a été si grande qu'il est parfois difficile de connaître la forme originelle. Il y a hésitation pour de nombreux mots : amicit-ies/-ia, barbar-ies/-ia, luxur-ies/-ia, mater-ies/-ia, etc.
2. Il est issu de mots gréco-lat.
a) en -ia accentués comme en gr. : épilepsie < epilepsia, monarchie < monarchia, philosophie < philosophia;
b) en -is : frénésie < lat. méd. phrenesis, hydropisie < lat. méd. hydropisis, hypocrisie < lat. hypocrisis, paralysie < lat. paralysis, parésie < lat. paresis, pleurésie < lat. médiév. pleuresis, poésie < lat. poesis.
B. La dér. pop. connaît une très grand ext. au Moy. Âge. Mais -ie est supplanté par d'autres suff., principalement par -erie (gloutonn-erie/-ie, ivrogn-erie/-ie, orfèvr-erie/-ie, etc.), mais aussi par -ise (couard-ise/-ie, friand-ise/-ie, gourmand-ise/-ie, maistr-ise/-ie, sott-ise/-ie, etc.). Dès la fin du Moy. Âge, -ie est un suff. qui a cessé d'être productif sauf pour les noms de pays.
A.
1. Il est issu de mots lat.
a) en -ia : acrimonie < acrimōnĭa, argutie < argūtĭa, calomnie < calumnĭa, envie < invĭdĭa, facétie < facētĭa, ignominie < ignōmĭnĭa, impéritie < imperītĭa, ironie < irōnĭa, minutie < minūtĭa, parcimonie < parcīmōnĭa, pénurie < pēnūrĭa;
b) en -ies : calvitie < calvities, canitie < canities, carie < caries, sanie < sanies. En lat. tardif, la confusion entre les subst. en -ia et les subst. en -ies a été si grande qu'il est parfois difficile de connaître la forme originelle. Il y a hésitation pour de nombreux mots : amicit-ies/-ia, barbar-ies/-ia, luxur-ies/-ia, mater-ies/-ia, etc.
2. Il est issu de mots gréco-lat.
a) en -ia accentués comme en gr. : épilepsie < epilepsia, monarchie < monarchia, philosophie < philosophia;
b) en -is : frénésie < lat. méd. phrenesis, hydropisie < lat. méd. hydropisis, hypocrisie < lat. hypocrisis, paralysie < lat. paralysis, parésie < lat. paresis, pleurésie < lat. médiév. pleuresis, poésie < lat. poesis.
B. La dér. pop. connaît une très grand ext. au Moy. Âge. Mais -ie est supplanté par d'autres suff., principalement par -erie (gloutonn-erie/-ie, ivrogn-erie/-ie, orfèvr-erie/-ie, etc.), mais aussi par -ise (couard-ise/-ie, friand-ise/-ie, gourmand-ise/-ie, maistr-ise/-ie, sott-ise/-ie, etc.). Dès la fin du Moy. Âge, -ie est un suff. qui a cessé d'être productif sauf pour les noms de pays.