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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.— Étymol. — -ande, -ende remonte au lat. -anda, -enda, fém. des adj. verbaux en -andus, -endus (cf. Meyer-L. t. 2 1966, § 23). La plupart des termes ne sont à proprement parler pas des dér. français. Il s'agit d'un fait d'empr. au latin. Seul jurande est réellement un dér. français.
B.— Productivité et vitalité
1. Productivité. — Le suff. n'est pas productif. Le terme le plus anc. est offrande : 1080, Roland, offrende < lat. médiév. offeranda ; le plus récent, propagande, calque tiré de la loc. lat. (congrégation romaine) de propaganda fide, est de la fin du xviie s.
2. Vitalité. — La nature verbale de la base n'est pas toujours évidente. Réprimande n'est pas associé spontanément à réprimer à cause de l'existence de réprimander; multiplicande n'est pas senti comme dér. de multiplier mais comme un terme s'opposant à multiplicateur, (commutation de suff. apr. une base multiplic-); dividende qui fonctionne en oppos. avec diviseur n'est pas directement associé à diviser.
3. Finales homophones -ande, -ende de subst. fém.
a) -ande
— Venant de verbes : commande, dem
ande — Emprunts : contrebande < ital. contrabbando, guirlande < ital. ghirlanda, houppelande < adaptation de l'a. angl. hoppâda, sarabande < esp. zarabanda, viande < lat. pop. *vivenda (cf. lat. médiév. vivanda)
b) -ende
— Venant d'un verbe : amende (de amender)
— Emprunts : commende < lat. eccl. commenda, légende < lat. médiév. legenda « ce qui doit être lu », prébende < lat. eccl. proebenda, provende < lat. praebenda, adapté d'apr. les mots en pro- Rem.
1. Les empr. à l'all. blende et hornblende, pechblende sont également du fém.
2. Dans limande, sur a. fr. lime, même sens que limande, l'orig. de -ande est obscure.