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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.— Étymol. Issu du lat. -illare qui avait déjà une valeur diminutive (titillare, vacillare...) ou créé secondairement sur le suff. -el, -eau/-elle (cf. rem. supra).
B.— Vitalité et productivité
1. Vitalité
a) Dans qq. cas l'analyse des dér. est compliquée par le sens vx du verbe de base (cf. harceler, panteler) ou par l'amuïssement d'une partie du suff. (cf. branler > brandeler).
b) Finales homophones : appeler (1080 du lat. appelare « aborder », de pellere « pousser ») atteler (fin xiie s. du lat. pop. attelare formé d'apr. protelum « attelage (de bœufs) », avec changement de suff., de telum « javelot, aiguillon ») celer (xe s. du lat. celare) chanceler (1080 du lat. cancellare avec évolution sémantique obscure) ensorceler (xiie s., p. réfection de ensorcerer, de sorcier, -sorcerius de l'anc. plur. sorts) épeler (fin xie s., d'apr. appeler ; du francique spellôn « raconter ») étinceler (1160, du lat. scintilla devenu par métathèse stincilla) geler (xiie s., du lat. gèlàre)
2. Productivité. Le suff. -eler est fort peu productif au profit d'autres suff. diminutifs ou fréquentatifs tels que -iller, etc. Ainsi sautiller a supplanté sauteler, comme ventiler remplace venteler.