ÔTÉ, ÉE
(ô-té, tée) participe passé1.Tiré hors de sa place. Les livres ôtés de la bibliothèque et portés dans un grenier.
Fig.
« Ce vilain fond de l'homme [la personnalité] n'est que couvert, il n'est pas ôté » (, Pens. XXIV, 81, édit. HAVET.)
« Si Jésus dit ailleurs, comme il fait, qu'il délivrera son peuple de ses péchés.... l'équivoque est ôtée, et le sens double des ennemis réduit au sens simple d'iniquités » (, ib. XVI, 16)
« Il voyait une âme ôtée à l'hérésie et rendue à l'Église » (, Conf. II)
2.Ôté, prép. Hormis, excepté. Ôté deux ou trois chapitres, cet ouvrage est excellent.
« Ôté l'heur de vous plaire et de vous adorer, Il ne se voit rien de solide » (, dans RICHELET)
On fait en ce dernier cas ôté indéclinable ; cependant cette règle n'était pas observée autrefois.
« Je ne vous parlerai ici que de la conséquence que j'en tire [de la mort de Pascal le père], qui est, qu'ôtés ceux qui sont intéressés par les sentiments de la nature, il n'y a point de chrétien qui ne s'en doive réjouir » (, Lett. sur la mort de son père.)