ÉVANGÉLIAIRE
substantif masculin Livre liturgique contenant les passages d'Évangile lus ou chantés à la messe pour chaque jour de l'année liturgique. Synon. usuel lectionnaire. « Éloï, Éloï, Lamma sabacthani ? Le peuple, autrefois, croulait sur les dalles, quand ces mots hébreux étaient lus dans l'évangéliaire plein d'enluminures, à l'office du deuxième jour de la Semaine douloureuse » (Bloy, Journal, 1894, p. 105). Je touchai l'évangéliaire de ma main droite que recouvrait celle de l'évêque (, Introïbo, 1939, p. 141).
— En partic.,ARCHÉOL. CHRÉT. Livre manuscrit contenant le texte intégral des quatre Évangiles, souvent enluminé et finement ouvragé. Reliures d'évangéliaires. Un évangéliaire anglais d'avant la conquête normande, écrit pour la fille de Baudouin comte de Flandre (, New-York, 1930, p. 135).
Remarque : La docum. atteste un emploi adj. Le latin des proses évangéliaires (Valéry, Corresp. [avec Gide], 1890, p. 41).
Prononciation et orthographe
[evɑ̃ʒeljε:ʀ]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
[1362 .II. euvangeliers (Inv. du trés. de Fécamp, Arch. S.-Inf. ds Gdf.)]; 1487 ung epistolaire et ung euvangeliaire (Arch. Nord, B 3501, n° 123744, f° 65 ds IGLF). Empr. au lat. médiév. euangeliarium de même sens, 1245 ds Latham.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.