ÉTISIE
substantif féminin... la maladie, la lente maladie qui éteignait presque doucement la vie de Madame Gervaisais, la phtisie, aidait singulièrement le mysticisme, l'extatisme, l'aspiration de ce corps, devenant un esprit, vers le surnaturel de la spiritualité. L'amaigrissement de l'étisie, la diminution et la consomption du muscle, la mort commençante et graduelle de la chair sous le ravage caverneux du mal, la dématérialisation croissante de l'être physique... (, M me Gervaisais, 1869, p. 263)
• P. métaph. Si (...) nous examinons l'aspect général de l'art du seizième au dix-huitième siècle, nous remarquons les mêmes phénomènes de décroissance et d'étisie (...) la forme architecturale de l'édifice s'efface de plus en plus et laisse saillir la forme géométrique, comme la charpente osseuse d'un malade amaigri (, N.-D. Paris, 1832, p. 221).
— Au fig. Affaiblissement, mesquinerie, pauvreté, insuffisance. On ne trouvera point à emprunter; il y aura « étisie, marasme, mort civile » (, Physiol. goût, 1825, p. 143). Ces chanteurs souffreteux et dont la poésie, N'est que chagrin profond, mort prochaine, étisie, Ce sont de gros garçons robustement taillés (, Crâneries, 1842, p. 160). Elle [Lice] s'aperçut soudain dans l'étisie de sa chicane (, Tourmente, 1948, p. 144).
Prononciation et orthographe
[etizi]. Var. hectisie ds Pt Rob. : [εktizi]. Cf. étique.
Étymologie et histoire
1. [Av. 1719 étisie « état d'amaigrissement extrême » (Mme de Maintenon, Lettres ds Lar. 19e)];
2. 1755 éthisie « maladie de consomption » (R. L. d'Argenson, Journal et mémoires, t. 9, p. 247); 1798 étisie « id. » (Ac.). Réfection d'apr. étique* de hectisie*.
2. 1755 éthisie « maladie de consomption » (R. L. d'Argenson, Journal et mémoires, t. 9, p. 247); 1798 étisie « id. » (Ac.). Réfection d'apr. étique* de hectisie*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.
Bibliographie
Quem. DDL t. 7.