ÉPIZOOTIE
substantif féminin Épidémie* qui frappe les animaux. À diverses reprises, les médecins et les vétérinaires ont observé et signalé la coexistence d'épizooties et d'épidémies aphteuses (, Mal. microb. animaux, 1896, p. 344) :
... et, quant au surcroît de produit, vienne une gelée, une sécheresse, une épizootie, et tout l'espoir du laboureur est anéanti. (, Propriété, 1840, p. 264)
Prononciation et orthographe
[epizɔɔti]. La finale avec [t] est donnée ds Land. 1834, Besch. 1845, Pt Rob., Lar. Lang. fr. Elle est considérée comme normale aussi ds Mart. Comment prononce 1913, p. 338 puisque le mot ne vient pas du lat. Mais il subit partiellement l'anal. des autres mots, comme l'ont subie plus complètement primatie, presbytie ou onirocritie qui ont le t sifflant [s]. La prononc. avec [s] est donnée ds Gattel 1841, Littré et à côté de [t] ds Barbeau-Rodhe 1930 pour lequel [s] est plus fréq. que [t], ds Warn. 1968 pour lequel, au contraire, c'est [t] qui l'emporte (cf. Fouché Prononce 1959, p. 300 qui insiste sur l'anal. avec l'adj. qui se prononce avec [t] épizootique [epizɔɔtik]). Le mot est admis ds Ac. 1798 (qui souligne « le t est dur ») — 1932.
Étymologie et histoire
1775 (Ann. Litt., I, p. 233 d'apr. Proschwitz ds St. neophilol., t. 27, p. 230). Composé de l'élément préf. épi-* du gr. ξωότης « nature animale » et du suff. -ie*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 17.
Dérivés
Épizootique
adjectifBibliographie
Arickx (I.). Les Orthoépistes sur la sellette. Trav. Ling. Gand. 1972, n° 3, p. 127.