ÉPILEPSIE
substantif féminin1. ... il est mort d'une attaque d'épilepsie congestive. ... oui, avec tous les symptômes, de l'écume à la bouche. ... tenez, sa nièce désirait qu'on moulât sa main, on ne l'a pas pu : elle avait gardé une si terrible contraction... (, Journal, 1880, p. 72)
— P. métaph. ou au fig. Agitation violente, convulsion. Toute l'assistance se pâma dans une indescriptible épilepsie d'hilarité, où l'on distinguait le rictus sonore et magistral de Tom-Jim-Jack (, Homme qui rit , t. 2, 1869, p. 143) :
2. ... on ne peut concevoir, dans ce vacarme des machines, cette jactance des moniteurs, ces hurlements sportifs et militaires, cette épilepsie générale, que le génie soit une vertu paisible, silencieuse et réfléchie. (, Peint. d'abord, 1942, p. 158)
Prononciation et orthographe
[epilεpsi]. Enq. /epilepsi/. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
Ca 1265 epilence (Brunet Latin, Trésor, CLVIII, 2, éd. Carmody, p. 145); 1503 [éd. 1534] épilepsie (Le Guidon en fr., 16a ds Rom. Forsch. t. 32, p. 58). Empr. au b. lat. epilepsia « épilepsie » (gr. ἐπιληψία « interception, arrêt soudain; épilepsie »), relevé aussi sous les formes epilem(p)sia, epilensia, epilentia (TLL s.v.).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 76.
Bibliographie
Arveiller (R.). R. Ling. rom. 1972, t. 36, pp. 231-232.