ÉPICURISME
substantif masculinA. —PHILOS. Doctrine d'Épicure ou des épicuriens. Brunetière, cité par Delfour (4e série, p. 12). « ... opposer à la simplicité de la morale chrétienne les beautés paradoxales du stoïcisme ou de l'épicurisme... » (, Cahiers, t. 3, 1902-03, p. 32).
B. —P. ext. Morale qui se propose comme souverain bien la recherche des plaisirs. Il est doux de sommeiller à l'ombre chaude, sur le tiède oreiller d'un mol épicurisme (, J.-Chr., Nouv. journée, 1912, p. 1448).
Remarque : On rencontre ds la docum. le dér. épicuréiste, adj. Qui verse dans l'épicurisme. Béziers, ville épicuréiste, cache sa vie, ne consent à vivre qu'en son centre, à l'abri, et au-dessus de la plaine (Larbaud, Jaune, 1927, p. 150).
Prononciation et orthographe
[epikyʀism̥]. Ds Ac. 1798-1932. La forme épicureisme [epikyʀeism̥] est considérée comme vieillie ds DG et Rob.
Étymologie et histoire
1585 (Cholières, Apres disnees, f° 117e éd. 1587 ds Gdf. Compl.). Dér. du nom de Épicure ; suff. -isme*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 73.
Bibliographie
Quem. DDL t. 6 (s.v. épicuréisme).