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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ÉMONDEUR, EUSE,

substantif
A. —SYLVIC. Personne qui émonde, taille les arbres :
Le grand tilleul qui était proche de l'habitation et dont l'émondeur ne gouvernait plus les frondaisons, avait poussé contre une fenêtre une de ses maîtresses branches. (Coppée, Longues et brèves, 1893, p. 357)
— En emploi adj. appos. Ce Champmathieu, il y a une trentaine d'années, a été ouvrier émondeur d'arbres dans plusieurs pays, notamment à Faverolles (Hugo, Misér. , t. 2, 1862, p. 255).
• P. métaph.[En parlant de qqc. qui agit comme un émondeur] Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres (Baudel., Fl. du Mal, 1857-61, p. 174). Et le temps, émondeur de beautés et de fleurs... (Moréas, Syrtes, 1884, p. 58).
B. —Au fig. Personne qui élague, épure un texte. Voilà M. Pearlkamp, le spirituel éditeur de Leyde et l'épurateur rigide, l'émondeur impitoyable des textes les plus classiques (Sainte-Beuve, Virgile, 1857, p. 191).
Prononciation et orthographe
[emɔ̃dœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1932 au masculin.
Étymologie et histoire
1542 esmondeur d'arbres (R. Est., Dictionariolum ds Gdf. Compl.). Dér. de émonder*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 17.