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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ÉCOUTILLE

substantif féminin
MAR. Ouverture carrée ou rectangulaire, pratiquée dans le pont d'un bâtiment, permettant l'accès à l'intérieur. Fermer les écoutilles :
Les salles à manger qui, à l'origine, étaient enserrées entre deux rangées de cabines, et ne recevaient l'air et la lumière du jour que par une simple écoutille, finissent par conquérir toute la largeur du navire, ... (M. Benoist Pettier, Les Transp. mar., 1961, p. 85)
Remarque : On rencontre ds la plupart des dict. gén. du xixe et du xxe s. le dimin. écoutillon, subst. masc. « Petite ouverture pratiquée dans le panneau d'une écoutille ou contre les mâts, dans les ponts supérieurs, pour recevoir le pied d'un mât de hune » (Ac. Compl. 1842).
Prononciation et orthographe
[ekutij]. Ds Ac. 1694-1932. Enregistré au plur. ds Fér. Crit. t. 2 1787.
Étymologie et histoire
1. 1538 escoutille « panneau recouvrant l'écoutille » (Ms. Paris, B.N. fr. 9469-3, f° 24 ds Jal) — 1643 (Fournier, ibid.);
2. 1552 « ouverture dans le pont d'un navire » (Rabelais, Quart livre, chap. 63). Empr. à l'esp. escotilla, « id. » (1431-50 ds Cor.), dér. de escotar « faire une encolure » (1607, mais dont le dér. escotadura « trappe de théâtre » est attesté au xve s., ibid.) d'orig. discutée, peut-être empr. au got. skaut(s), « extrémité, bord d'un vêtement » (Feist ; FEW t. 17, pp. 104-105), bien que dans ce cas le phonétisme des dér. port. decotar et a. langued. escotat fasse difficulté (v. W. von Wartburg ds R. Ling. rom. t. 23, pp. 215-217).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 29.
Bibliographie
Adlerblum (A.). Vocab. de l'astronaut. Québec, 1972, p. 18. — La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 52, 407. — Riverain (J.). L'Arg. et le sentiment. Vie Lang. 1973, p. 716.