ZELLIGE
substantif masculinART MUSULMAN. Petit morceau de brique émaillée employé dans la décoration mauresque au Maroc. L'humidité pourrit les poutres peintes, délite les zelliges, les parterres de pierres fleuries (, Rabat, 1918, p. 199).
Prononciation
[zεli:ʒ], [ze-].
Étymologie et histoire
1849 zelis (Prax Tunis ds R. de l'Orient, de l'Algérie et des Colonies, t. 6, p. 297: carreaux vernis appelés zelis); 1898 zelidj (Gde Encyclop. t. 23, p. 278a, s.v. Maroc); 1917 zélige (Lar. mens., p. 302b, s.v. Art marocain : carreaux de faïence découpés ou zéliges); 1918 zellige (Tharaud, loc. cit.). Empr. à l'ar. maghrébin zulaiǧ, zullaiǧ « carreaux de faïence colorés et vernis » (Dozy t. 1, p. 598; prononc. dial. zəllīj, cf. Lanly, p. 69), qui est lui-même soit empr. à l'esp. azulejo, même sens, dér. de azul « bleu » (azulejo*), soit dér. de l'ar. zuluǧ « pierres lisses » (Cor.-Pasc., s.v. azulejo).