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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

XÉNOTIME

substantif féminin
MINÉR. Phosphate naturel d'yttrium, de couleur brunâtre, d'éclat résineux et que l'on trouve associé au zircon. Les cristaux de xénotime (...) possèdent des bandes d'absorption variables (Le Radium, 1908, p. 5).
Prononciation
[gzenɔtim]. V. xén(o)-.
Étymologie et histoire
1832 (Beudant t. 2, p. 552: Quatrième espèce. Xenotime (de κενός « vain » et τιμή « honneur »)). Mot forgé par le minéralogiste et physicien fr. F. S. Beudant [1787-1850] à partir du gr. κενός « vain, sans fondement » et τιμή « évaluation, estimation, marque d'honneur » (supra) p. allus. au fait que Berzelius avait à tort considéré le phosphate d'yttria comme l'oxyde d'un métal nouveau (qu'il avait appellé Thorium, v. ce mot), cf. Beudant t. 2, p. 172 et p. 553, NED et Delafosse ds D'Orbigny, Dict. univ. d'hist. nat., t. 13, p. 313: « D'après le sens et l'étymologie [...], il semble qu'il y ait une faute d'impression et qu'on doive lire Cénotime ou Kénotime »; xenotime att. dans la lexicogr. dep. Lar. 19e (1876), en angl. dep. 1844 (v. NED), a été rapproché du gr. ξένος « étranger, étrange » (v. Guérin 1892, Lapparent, Minér., 1899, p. 533).