VROMBIR
verbe intransitifA. —[Le suj. désigne un insecte] Produire un bruit strident et vibrant en volant. Synon. bourdonner. Un frelon vrombit. Si ces mouches vous ennuient, voici le moyen de vous en débarrasser; regardez cet essaim qui vrombit autour de vous: je fais un mouvement du poignet, un geste du bras, et je dis: « Abraxas, galla, galla, tsé, tsé » (, Mouches, 1943, I 1 p. 21).
— P. anal. Importuner par son bavardage, ses propos. Mais ceux qui me saisissent le plus sont ces Fols de l'intelligence, qui viennent de faire irruption et de nous vrombir aux oreilles pendant que nous étions dans le sérieux (, Lépreuses, 1939, p. 1388).
B. —P. anal.[Le suj. désigne un engin ou un moteur] Produire un bruit intense et vibrant. Voici le train qui vrombit, c'est un tonnerre, on dirait qu'il arrache tout (, Mort à crédit, 1936, p. 52). La grande scie vrombissait et mordait dans le bois frais de la douelle qu'Esposito poussait lentement devant lui (, Exil et Roy., 1957, p. 1604).
Remarques
Vrombissant, -ante
participe présent en emploi adjectivala)[Corresp. à supra A] Un moment, l'on n'entendit plus que le zonzonnement des abeilles. Le frisselis de la brise entre les feuilles donnant l'illusion de leur vol vrombissant, elles étaient déjà loin qu'on les croyait encore présentes (, Batouala, 1921, p. 52).
b)[Corresp. à supra B] Le moulin ralentit sa rotation vrombissante, le ronflement décrut et mourut (, Empreinte dieu, 1936, p. 210).
Prononciation et orthographe
[vʀɔ̃bi:ʀ], (il) vrombit [-bi]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1883 « bourdonner (d'une abeille) » (Richepin, Pavé, p. 182). Onomat. servant à évoquer un bourdonnement, semble avoir été utilisée pour la 1re fois par J. Richepin, cf. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, n° 815 ds France 1907: « J'ai employé le mot vrombir à plusieurs reprises. Il ne m'a été fourni par aucun lexique et je crois bien qu'il n'avait jamais été imprimé avant que je m'en fusse servi... ».
Bibliographie
Quem. DDL t. 18.