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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

VOLATILITÉ1

substantif féminin
A. —CHIM., PHYS. Propriété d'un corps qui peut passer facilement à l'état de gaz, de vapeur. Tout acide peut s'unir à l'alcool et former un éther correspondant. Parmi ces nouveaux composés, les uns conservent la volatilité et l'odeur pénétrante de l'éther ordinaire (Berthelot, Synth. chim., 1876, p. 137). La durée des effets d'une substance est évidemment en rapport inverse de sa volatilité (Roger ds, Nouv. Traité Méd., fasc. 6, 1925, p. 16).
B. —Au fig.
1.Rare. Tendance à disparaître facilement; finesse extrême. La volatilité de l'esprit, de la pensée (Lar. 19e).
2.INFORMAT. « Caractéristique d'une mémoire qui perd l'information lorsqu'une coupure (...) de l'alimentation survient » (Morvan 1980).
3.BOURSE. « Caractéristique de dispersion des cours d'une valeur mobilière par laquelle est mesuré son risque boursier » (Lar. encyclop. Suppl. 1975). La volatilité d'une action boursière (Lexis, 1975).
Remarques

Volatibilité

substantif féminin
chim.,phys.,synon. [Le] pétrole (...) s'évapore sans laisser aucun résidu, de plus, ce qui est très avantageux, on peut l'obtenir à tous les degrés de volatibilité voulus. On obtient des pétroles qui s'évaporent aussi vite que l'éther jusqu'à des huiles lourdes qui mettent plusieurs mois à s'évaporer complètement (Meyer, Art émail Limoges, 1895, p. 27).
Prononciation et orthographe
[vɔlatilite]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1. 1641 phys. (E. de Clave, Nouvelle lumière Philosophique des vrais Principes et Elemens de nature, Paris, O. de Varennes, chap. XXX, p. 233);
2.
a) 1784 « légèreté, finesse extrême ou excessive » (Bonnet, Essai de psychol., p. 132: des sucs proportionnés à la finesse et à la volatilité de son nectar [de la vigne]);
b) 1845-46 « id. en parlant d'un esprit » (Besch.). Dér. sav. de volatil*; suff. -té*.