VOLATILITÉ1
substantif fémininA. —CHIM., PHYS. Propriété d'un corps qui peut passer facilement à l'état de gaz, de vapeur. Tout acide peut s'unir à l'alcool et former un éther correspondant. Parmi ces nouveaux composés, les uns conservent la volatilité et l'odeur pénétrante de l'éther ordinaire (, Synth. chim., 1876, p. 137). La durée des effets d'une substance est évidemment en rapport inverse de sa volatilité (, Nouv. Traité Méd., fasc. 6, 1925, p. 16).
B. —Au fig.
1.Rare. Tendance à disparaître facilement; finesse extrême. La volatilité de l'esprit, de la pensée (Lar. 19e).
2.INFORMAT. « Caractéristique d'une mémoire qui perd l'information lorsqu'une coupure (...) de l'alimentation survient » (Morvan 1980).
3.BOURSE. « Caractéristique de dispersion des cours d'une valeur mobilière par laquelle est mesuré son risque boursier » (Lar. encyclop. Suppl. 1975). La volatilité d'une action boursière (Lexis, 1975).
Remarques
Volatibilité
substantif fémininPrononciation et orthographe
[vɔlatilite]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1. 1641 phys. (E. de Clave, Nouvelle lumière Philosophique des vrais Principes et Elemens de nature, Paris, O. de Varennes, chap. XXX, p. 233);
2.
a) 1784 « légèreté, finesse extrême ou excessive » (Bonnet, Essai de psychol., p. 132: des sucs proportionnés à la finesse et à la volatilité de son nectar [de la vigne]);
b) 1845-46 « id. en parlant d'un esprit » (Besch.). Dér. sav. de volatil*; suff. -té*.
2.
a) 1784 « légèreté, finesse extrême ou excessive » (Bonnet, Essai de psychol., p. 132: des sucs proportionnés à la finesse et à la volatilité de son nectar [de la vigne]);
b) 1845-46 « id. en parlant d'un esprit » (Besch.). Dér. sav. de volatil*; suff. -té*.