VILLEUX, -EUSE,
adjectifA. —BOT., ZOOL.,peu usité. Qui est recouvert de poils longs et touffus ou d'un fin duvet. Synon. tomenteux (v. ce mot A), velu. Insecte villeux; plante villeuse. (Dict. xixe et xxe s.).
B. —
1.ANAT. Qui présente des villosités. Membrane, muqueuse villeuse. Un deuxième estomac, membraneux, alongé, et, chose remarquable, villeux (, Anat. comp., t. 4, 1805, p. 132). La tunique villeuse de la langue (, Inflamm. tissu muqueux, 1826, p. 152).
2.PATHOL. Qui présente sur sa surface de petites saillies ayant l'apparence de poils et dont la présence est le signe d'une anomalie pathologique. (Dict. xixe et xxe s.).
• Tumeur villeuse. Tumeur rectale se présentant sous l'aspect d'une excroissance couverte de villosités pathologiques. Il ne faut pas perdre de vue qu'elles [les hémorroïdes] peuvent être associées à un certain nombre de maladies graves du rectum ou de l'anus; cancer du rectum, tumeur villeuse, rectocolite hémorragique (Quillet Méd., 1965, p. 171).
Prononciation et orthographe
[vil(l)ø], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
a) 1377 anat. « qui présente des villosités » (La Syrurgie de maistre Lanfranc, ms. B. N. 1323, f° 33 v° ds Littré), attest. isolée;
b) de nouv. 1742 hist. nat. « velu » (Essais et Observations de méd. de la Sté d'Édimbourg, trad. P. Demours, t. 3, p. 148);
c) 1812 bot. « couvert d'un duvet mou » (Mozin-Biber). Empr. au lat. villosus « velu, couvert de poils », dér. de villus « poil ».
b) de nouv. 1742 hist. nat. « velu » (Essais et Observations de méd. de la Sté d'Édimbourg, trad. P. Demours, t. 3, p. 148);
c) 1812 bot. « couvert d'un duvet mou » (Mozin-Biber). Empr. au lat. villosus « velu, couvert de poils », dér. de villus « poil ».