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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Vielleur, -euse, vielleux, -euse,

substantif
* Mot issu de l'entrée VIELLE
Joueur, joueuse de vielle. Entrée d'un café à la devanture soutenue par des piliers de bois (...). Devant le café, un vielleur, une marchande d'oublies, de petits Savoyards (E. de Goncourt, Mais. artiste, t. 1, 1881, p. 159). [Un] vielleux au milieu d'un carrefour assemblera plus de gens que ne ferait un bon prêcheur évangélique (A. France, Rabelais, 1909, p. 45). — [vjεlœ:ʀ], [vjεlø], [vje-], fém. [-ø:z]. Ac. 1694-1878: vielleur (id. ds Littré); 1935: vielleur « on dit aussi au masculin vielleux ». Rob. 1985: « La forme vielleux est régionale ». — 1res attest. a) ca 1180 vielur (Thomas, Tristan, fragm. ms. Oxford, Douce, éd. B. H. Wind, 772), 1778 vielleuse (Ac.), b) 1532 vielleux (Rabelais, Pantagruel, éd. V. L. Saulnier, XX, 77, p. 161); de vielle, a suff. -eur2 *, b -eux* à valeur péj. (Nyrop t. 3,234).